Les entreprises sont dans les starting blocks pour vacciner leurs salariés, et pas seulement pour les mettre à l’abri du Covid-19.
L'objectif est également de limiter l’absentéisme des cas contacts, de les faire revenir au bureau ou de pouvoir les faire voyager à nouveau. A partir du 25 février, les Français de 50 à 64 ans présentant des comorbidités pourront recevoir une première dose du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19. Chez leur généraliste, mais aussi auprès de leur médecin du travail, a confirmé le gouvernement.
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Une ordonnance du 2 décembre avait ouvert cette possibilité, en pensant à l’époque que les services de santé au travail seraient appelés à la rescousse lors de la phase de vaccination de la population générale. Le gouvernement a choisi de leur ouvrir la vaccination dès maintenant afin d’accélérer la protection des plus vulnérables. Les services de santé au travail, présents sur l’ensemble du territoire français, ont reçu des instructions leur donnant les détails de la vaccination à venir.

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Indice mensuel du coût horaire du travail révisé - Salaires et charges - Tous salariés - Industrie manufacturière (NAF rév. 2 section C)base 100 en décembre 2008
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Respect du secret médical
Premier grand principe : le volontariat. Aucune entreprise ne pourra imposer une vaccination à un seul de ses salariés. Second principe : "Il faut absolument que le secret médical soit entièrement préservé", indique le secrétaire d’Etat chargés des Retraites et de la Santé au travail Laurent Pietraszewski, dans une interview aux Echos. Pas question pour une entreprise de savoir quel salarié est atteint de quelle pathologie lui ouvrant la porte de la vaccination. Ni d’apprendre qui est vacciné, qui ne l’est pas, sauf si c’est le salarié qui choisit de l’en informer.
Une entreprise engagée dans un mouvement de vaccination par la médecine du travail devra donc prévenir l’ensemble de ses salariés, charge à eux de prendre contact avec leur service de santé au travail pour vérifier s’ils y ont droit ou non. Un garde-fou juridique important a été apporté : les professionnels qui vaccineront – donc par ricochet les entreprises – seront tous, médecins du travail inclus, couverts par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM).
Interrogations sur le vaccin AstraZeneca
Comme les généralistes, les médecins du travail devront commander leurs vaccins à une pharmacie de rattachement. Durant la semaine du 22 février, chaque service de santé au travail ne pourra recevoir qu’un flacon de dix doses, entre deux et trois la semaine suivante. Cette vaccination, rendue possible par l’arrivée du vaccin d’AstraZeneca, plus simple à utiliser et à conserver, ne sera donc pas massive.
D’autant qu’il n’est pas sûr que les entreprises se jettent sur cette opportunité. Les généralistes français n’ont pas manifesté un grand engouement pour réserver les doses auxquels ils avaient droit pour vacciner à partir du 25 février. D’une part on craint que le vaccin d’AstraZeneca soit moins efficace que les autres, notamment contre les nouveaux variants; d’autre part, il a eu plus d’effets indésirables. Des fièvres, douleurs musculaires, qui ont entraîné des arrêts maladie, certes de courte durée – 24 heures le plus souvent -, mais qui désorganisent les services. A tel point qu’il a été conseillé aux hôpitaux d’étaler dans le temps la vaccination de soignants d’une même équipe. Les employeurs seront sans doute également vigilants sur ce point.



