AstraZeneca livrera-t-il assez de doses à la France pour le début de la vaccination en ville ?

La première livraison du vaccin d’AstraZeneca pour la vaccination par les médecins en cabinets, en France, affichera un jour de retard, avec des volumes inférieurs à ceux escomptés. Mais pas de quoi compromettre le lancement de la vaccination, en ville, des personnes à risque âgées de 50 à 64 ans.

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Vaccin contre le Covid-19
Au 16 février, les médecins en ville n'avaient réservé que 220 000 doses du vaccin d'AstraZeneca, alors que le première livraison en comportera 550 000.

La vaccination par les médecins exerçant en ville, ouverte aux patients à risque de 50 à 64 ans à partir du 25 février, va commencer plus doucement qu’anticipé. Le ministère des Solidarités et de la Santé indique en premier lieu que la livraison, prévue à 780 000 doses, du vaccin d’AstraZeneca a été décalée au 18 février au matin au lieu du 17. Et surtout que cette livraison se limitera en réalité à 550 000 doses.

Le volume ne serait pas perdu, "il s’agit d’une réallocation de doses pour les semaines suivantes", précise un porte-parole du ministère. Donc juste un décalage, a priori.

220 000 doses réservées en ville

Au soir du 16 février, à 24 heures du délai imparti, seulement 22 000 médecins de ville, dont 21 500 généralistes, s’étaient signalés pour vacciner à leur cabinet à partir du 25 février des patients entre 50 et 64 ans atteints de comorbidités. Pour cette première phase de vaccination en ville, chaque médecin ne peut retirer qu’un seul flacon contenant 10 doses du vaccin AstraZeneca, soit 220 000 doses réservées. C'est moins de la moitié de la livraison attendue, et moins d'un tiers de celle prévue initialement.

Au ministère des Solidarités et de la Santé, on attend malgré tout de nombreuses commandes additionnelles d'ici ce soir, le 17 février à 23h étant la limite fixée pour l’accès aux doses de ce premier lot de vaccins AstraZeneca aux pharmacies, qui le mettront à disposition des médecins. Pour les doses qui n’auraient pas trouvé preneur, deux options sont sur la table : "pousser les flacons restants dans les officines déclarant des médecins volontaires, ou massifier avec les livraisons de la semaine suivante", indique-t-on au ministère. Dès la semaine prochaine, et aussi pour les suivantes, les médecins de ville pourront réserver les vaccins en pharmacie entre le lundi et le mercredi soir, pour réception la semaine suivante.

Pour cette vaccination en cabinets, le circuit logistique est étoffé. Aux dépositaires pharmaceutiques s’ajoutent les grossistes-répartiteurs, qui iront livrer les pharmacies ayant réservé des doses, en fonction des commandes des médecins.

Intensification de la vaccination

Tandis que le vaccin d’AstraZeneca va inaugurer la campagne vaccinale en ville - en plus d’être utilisé pour vacciner les personnels soignants -, le ministère souligne que la campagne vaccinale dans son ensemble monte en puissance. Il a dévoilé des données sur les injections réalisées avec les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna. En février, ils auront permis 3 millions d’injections, dont 2 pour la première dose. Depuis le début de la campagne vaccinale, le ministère estime que 4,3 millions d’injections, dont 2,6 millions de primo-injections auront été effectuées d’ici fin février avec ces deux vaccins.

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