Organe sur puce, organoïde ou encore puce microfluidique. Ces différents noms évoquent une discipline qui consiste à maîtriser l’écoulement de fluides dans des canaux extrêmement fins pour mimer les flux sanguins d’un corps ou d’un organe. La pépite française Okomera s’est saisie de ces techniques.
Objectif : concevoir ses propres organoïdes, ainsi qu’une machine capable de transférer automatiquement sur ses puces microfluidiques un échantillon de tumeur préalablement mis en culture. Le tout est ensuite analysé à l’aide d’algorithmes pour évaluer la réaction d’une tumeur à un traitement spécifique. L’objectif est double : accélérer la recherche de nouveaux traitements et favoriser la personnalisation des anticancéreux.
En octobre, Okomera, qui compte 20 salariés, mettra sa machine en vente à un prix de quelques centaines de milliers d’euros. Les laboratoires et hôpitaux acquéreurs doivent aussi se fournir en puces microfluidiques auprès de la start-up. Cette dernière fabrique et assemble ses produits sur son site de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Après l’Europe, elle souhaite commercialiser sa plateforme aux États-Unis. Et se rêve déjà en tête d’affiche de ce marché des organoïdes, qui se développe.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3744-3745 - Juillet-Août 2025



