Jusqu’à 5800 salariés de la RATP pourront désormais choisir de travailler en semaine de quatre jours, a annoncé vendredi 7 février l’exploitant des transports en communs parisiens. Après une phase d’expérimentation d’un an en 2024, ce nouvel aménagement est intégré dans l’accord sur la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT), signé le 3 février par trois syndicats (FO, Unsa, CFE-CGC, mais sans son premier syndicat, la CGT).
Un rythme déjà adopté par 300 salariés
Alors que l’expérimentation prend officiellement fin dimanche 9 février, 300 agents et managers ont déjà choisi ce rythme de travail. «Ma principale motivation est que la semaine passe beaucoup plus vite avec seulement quatre réveils matinaux», soutient Ravinder Antoine, agent à la station Miromesnil, en plein cœur de Paris. Il fait partie des près de 20% d'employés de la RATP qui habitent à plus de 30 kilomètres de leur lieu de travail. «Quand vous vous sentez bien, c’est aussi profitable pour les clients», glisse-t-il. A l’occasion d’une enquête de satisfaction en octobre 2024, ils étaient 94% à dire que leur état de fatigue a diminué, et 90% à recommander cette semaine de quatre jours à leurs collègues.
Cette possibilité, fondée sur le volontariat, concerne désormais jusqu’à 5200 agents de station et de gare, c’est-à-dire les salariés qui s’occupent de la propreté, de la gestion de flux des usagers, de l’information des voyageurs par exemple, et leurs 600 managers directs. Néanmoins, c’est à chacune des 18 lignes du réseau de transport de décider de garantir cette possibilité ou non. Pour le moment, les neuf qui ont participé à l’expérimentation ont choisi de poursuivre, et une nouvelle devrait mettre en place la semaine de quatre jours d’ici à mars 2025. Les conducteurs de métro ou de RER ne sont en revanche pas concernés.
Fidéliser les employés et en attirer de nouveaux
Les agents de stations de la RATP travaillent pour l’immense majorité en roulements de 5 ou 6 jours par semaines suivis de 2 ou 3 jours de repos, pour assurer le même service tous les jours de la semaine. Les syndicats pointent une vie personnelle et familiale difficile à concilier avec des horaires décalés parfois matinaux ou tardifs, et un certain éloignement du domicile.

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Mais alors pour la RATP, semaine ‘’de’’ ou ‘’en’’ quatre jours ? Deux organisations sont possibles. Selon son métier, un salarié peut choisir soit de travailler quatre jours suivis de deux jours de repos, ce qui fait qu’il continue de travailler cinq jours par semaine mais ne les enchaîne pas, ou bien de ramasser ses 35 heures hebdomadaires sur quatre jours.
«Nos agents n’ont pas certains aménagements possibles, ils ne bénéficient pas du télétravail par exemple, le but est de leur proposer des alternatives et de leur permettre un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle», explique Jérôme Heine, responsable des ressources humaines au sein du groupe. «On cherche à fidéliser les agents déjà en poste, mais aussi à attirer et recruter», ajoute-t-il. En 2024, 1000 agents de gares ont été recrutés, à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, et en 2025, la RATP compte recruter près de 5500 personnes en Île-de-France à l’échelle du groupe.



