Sur le front des raffineries, la grève contre la réforme des retraites a été levée mercredi 8 mars en soirée sur le site ExxonMobil de Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime). A une trentaine de kilomètres de là, à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), les salariés de TotalEnergies ont en revanche poursuivi leur grève jeudi 9 mars.
Selon nos informations, 51 salariés s’étaient déclarés grévistes ce jour-là. A noter que l'ensemble des 1 500 employés de TotalEnergies, répartis entre raffinage et pétrochimie, ne peut accéder au site, les ronds-points menant à la zone industrielle étant bloqués.
Une décision sur la suite vendredi matin
«Les salariés se prononceront vendredi à 6 heures sur la suite du mouvement», indique Johann Senay, secrétaire adjoint de la CGT chez TotalEnergies à Gonfreville l’Orcher et secrétaire adjoint de l’Union locale CGT du Havre, qui participe à la mobilisation. Les syndicats qui bloquent depuis mardi 7 mars les accès à la zone industrialo-portuaire du Havre ont eux aussi continué leur action le 9 mars. «Nous laissons seulement passer les services liés à la sécurité des sites Seveso», déclare Johann Senay.
Outre l’arrêt des expéditions de carburant de TotalEnergies depuis mardi, le blocage de la zone industrielle a mis à l’arrêt les usines du secteur, à l’image de Renault Sandouville, où quelque 2 600 salariés produisent notamment le véhicule utilitaire Trafic.



