Chez TotalEnergies à Gonfreville l’Orcher près du Havre (Seine-Maritime), le nombre de grévistes à s’être déclarés auprès de la direction mercredi matin 8 mars, selon nos informations, était de 48, contre 70 la veille. Les syndicats qui bloquaient depuis mardi 7 mars la zone industrialo-portuaire du Havre, en signe de protestation contre la réforme des retraites, ont maintenu ce blocage mercredi 8 mars.
«Nous avons mobilisé l’interprofession avec l’union locale CGT et ses 72 adhérents» indique Johan Senay, secrétaire adjoint de l’Union locale CGT du Havre et par ailleurs secrétaire adjoint de la CGT chez TotalEnergies à Gonfreville l’Orcher. «La conséquence est qu’aucun produit ne peut entrer, ni sortir» précise le syndicaliste. «La consigne de grève est de poursuivre le mouvement jusqu’à vendredi 10mars».
La production de l'utilitaire Renault Trafic à l'arrêt
La plateforme pétrochimique de TotalEnergies, qui emploie 1 500 salariés entre le raffinage et les activités de pétrochimie, n’est pas la seule affectée par le blocage. Toutes les entreprises de la zone industrielle sont dans l’incapacité de fonctionner. Parmi elles, l’usine Renault de Sandouville, qui emploie 2 600 salariés, dont 800 intérimaires, et dispose d’un carnet de commandes de 15 semaines de fabrication du véhicule utilitaire Trafic. «L’usine est à l’arrêt, car il n’y a pas moyen d’accéder à la zone industrielle» indique le service communication de l’usine, joint par l’Usine Nouvelle. «La direction a suspendu le travail pour les équipes de 13h-21h mardi après-midi, 5h-13h mercredi matin et 13h-21h mercredi après-midi».
Sur le port du Havre, premier port à conteneurs de France, dockers (employés des entreprises privées de manutention) et ouvriers portuaires (employés du port), ont répondu à l’opération "ports morts" de la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT. A 6 heures du matin mercredi 8 mars, ils ont bloqué les accès aux terminaux portuaires, empêchant le chargement et le déchargement des navires.



