La surprise est totale et le communiqué lapidaire. «Le consortium Onepoint, Butler Industries et Econocom confirme mettre fin, ce jour, aux négociations en cours, dans le cadre de la phase de due diligence et de discussions entamée avec Atos le 12 juin», est-il annoncé dans une communication du groupe de David Layani le 26 juin. Sélectionné après des mois de tergiversations, le projet de redressement censé conserver l'intégrité d'Atos tombe à l’eau.
Le consortium aurait ainsi «constaté que les conditions n’étaient pas réunies pour conclure un accord ouvrant la voie à une solution pérenne de restructuration financière et de mise en œuvre du projet One Atos». Daniel Kretinsky, dernier repreneur écarté des négociations, a d’ores et déjà envoyé à Atos «un courrier réitérant son intérêt pour participer à sa restructuration financière», fait savoir le groupe dans un communiqué.
Un besoin de financement de 600 à 800 millions d'euros supplémentaire
En attendant, l’ex-fleuron affirme avoir reçu «reçu de la part du comité représentatif de ses créanciers obligataires (SteerCo) une proposition globale de restructuration financière révisée pour satisfaire la demande de liquidité à court et moyen terme du Groupe». Les discussions se poursuivent donc avec les porteurs de dette, qui avaient déjà proposé de mener la restructuration du groupe, «en vue de parvenir à un accord dans les meilleurs délais».
D’après Le Figaro, les partenaires de Onepoint Walter Butler et Econocom auraient «quitté la table des négociations, laissant David Layani sans autres options que de retirer sa proposition». Selon le quotidien, la phase de due diligence aurait «révélé un besoin de financement supplémentaire très important par rapport à ce qui avait été annoncé par l'entreprise il y a quelques semaines». Celui-ci se chiffrerait entre 600 et 800 millions d’euros. De quoi jeter un coup de froid dans les discussions.
«David Layani a tenté d’obtenir des concessions de la part des créanciers qui ont refusé de faire un effort», confie une source à BFM Business. Ces derniers auraient, d’après une autre source citée par Le Figaro, profité de la situation d’Atos pour appliquer «des taux exorbitants» qui dépasseraient «allègrement la barre des 15%», sur une partie au moins des financements intérimaires qu’ils lui ont accordés.



