Plus de liberté sur les chantiers. Depuis le 30 juin, les modes individuels de transport ne sont plus à privilégier obligatoirement, facilitant les déplacements. Même si l’installation de parois fixes et amovibles est recommandée, il n’y a plus, lors des repas, de limites en nombre de personnes autour des tables. La distanciation de deux mètres entre chaque table n’est plus de mise. «Pour la restauration, sur un chantier, il y a peu d’espace et pas de locaux disponibles», rappelle Paul Duphil, secrétaire général de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), en charge de la promotion et de l’accompagnement des entreprises sur les questions d’accidents, de maladies professionnelles et de conditions de travail.
De nombreuses mesures de prévention face à la pandémie restent de mise, à l’instar des règles de distanciation dans les espaces clos (4 mètres carrés par personne). «Les bungalows sont des espaces très contraints. Quand on se change au vestiaire, il est possible de garder son masque. Les roulements peuvent être amenés à perdurer. Dans un certain nombre de cas, des solutions d’organisation ont été trouvées depuis de nombreux mois», poursuit Paul Duphil. Le port du masque reste obligatoire en intérieur. La mise en place d’espaces supplémentaires ou la possibilité d’arriver déjà équipé sur les chantiers figurent parmi ces mesures. Une attention particulière doit être apportée à la désinfection des fontaines à eau, dont l’usage est de nouveau autorisé.
Un guide reconnu par les pouvoirs publics
Ces mesures figurent dans la quatorzième édition du “Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction en période d’épidémie de coronavirus”. Un ouvrage constamment remis à jour depuis la parution de sa première version le 2 avril 2020. Il avait constitué, dans le cadre inédit du premier confinement, un outil essentiel pour la reprise des chantiers et le retour des personnels sur site, y compris chez les particuliers. A l’époque, dans un secteur où l'on travaille fréquemment côte à côte, il avait été reçu “comme une bénédiction”, souligne le secrétaire général de l’OPPBTP.
Le document, qui compte une trentaine de pages, a permis aux acteurs du BTP de pouvoir traverser les périodes de confinement qui se sont enchaînées depuis l’automne 2020. «Lors de la deuxième ou la troisième vague, l’Etat a toujours considéré que le cadre sanitaire était suffisant pour ne pas avoir à s’interroger sur un éventuel nouvel arrêt de l’activité. De nombreuses professions regrettent de ne pas s’être dotées d’un tel outil», explique Paul Duphil. Depuis peu, le guide précise qu’il est préconisé d’encourager la vaccination des salariés et des employeurs, sur des principes de volontariat et de secret médical.
Certaines règles avaient pour leur part rapidement évolué (“La règle initiale était de se déplacer en quinconce, avec un mètre minimum, dans un véhicule”); d’autres n’ont pu être appliquées qu’à partir du moment où le gel hydroalcoolique et les masques ont été disponibles en nombre suffisant. Les fameux plans de circulation permettant de respecter la distance de 1 mètre entre les personnes restent, eux, toujours en vigueur.



