Comment Enedis et RTE veulent se rapprocher des lycées professionnels

Le 20 mars, les acteurs de la filière des réseaux électriques ont annoncé le lancement d’un nouveau programme de formation destiné aux élèves de Bac pro électricité. Ils ambitionnent de toucher dix classes à la rentrée 2023.

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Enedis
Enedis est à l'initiative du nouveau programme de formation de la filière des réseaux électriques.

Les entreprises de l’électricité se rapprochent des lycées professionnels. Enedis et RTE ont annoncé, lundi 20 mars, le lancement des «écoles des réseaux pour la transition énergétique». L’objectif? «Anticiper et accompagner les besoins de recrutement de la filière dans un contexte de forte croissance des activités de réseaux électriques portée par la décarbonation et l’électrification des usages», peut-on lire sur un communiqué. Les deux entreprises ont pour cela signé une convention de partenariat avec plusieurs fédérations, dont la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et le groupement des entreprises du câble électrique, le Sycabel.

Stages et embauches à la clé

Le partenariat prévoit la «coloration» du Bac professionnel électricité dans plusieurs classes à travers la France, c’est-à-dire en incluant «30% de contenus "réseaux électriques"» dans les formations, en première et en terminale. Le programme ambitionne de toucher 10 classes en septembre 2023, et 25 classes à la rentrée 2024, en travaillant avec des lycées déjà partenaires des deux entreprises, «avec l’objectif d’étendre ce dispositif aux BTS d’électrotechnique dès septembre 2024».

Cette coloration inclut également la garantie, pour les élèves, d’effectuer 18 semaines de stage dans les entreprises signataires, et peut-être plus. «Si les élèves obtiennent leur diplôme et font preuve de motivation, il y a vraiment des embauches à la clé, indique Catherine Bobo, directrice du projet au sein d’Enedis. De plus, les élèves obtiendront un certificat délivré par les entreprises, pour certifier leurs compétences.»

Le programme inclut également du mentorat. «Chaque jeune sera accompagné par un mentor pendant la première et la terminale», explique Catherine Bobo. Pendant la seconde, il y aura des activités de «sensibilisation et d’orientation». Grâce à ces activités, les entreprises de la filière espèrent subvenir aux besoins de la filière, qui estime «qu’environ 8 300 emplois sont à pourvoir en son sein chaque année, dont 3 300 en alternance».  

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