Bonne nouvelle. Alors que la France veut accélérer la production de gaz renouvelables pour s’affranchir du gaz russe, Veolia et Waga Energy ont annoncé le 31 mars le démarrage d’une unité de production de biométhane en France sur le site d’enfouissement des déchets de Claye-Souilly en Seine-et-Marne, territoire en pointe dans la méthanisation. Avec une capacité de 120 GWh de gaz renouvelables par an, c’est la plus puissante de France, unités de méthanisation agricole comprises, selon les registres tenus par GRTgaz, assure Veolia.
C’est aussi la plus puissante des 12 installations de purification de gaz de déchet installées par Waga Energy, qui s'est lancé en bourse en octobre 2021. C’est la deuxième unité que les deux industriels construisent ensemble. La première, de 20 GWh/an est en opération à Saint-Palais (Cher) depuis fin 2018. Deux autres unités de ce type doivent entrer service courant 2022 sur les sites de Veolia de Le Ham (Manche) et à Chatuzange-le-Goubet (Drôme). Ces quatre installations produiront 175 GWH par an à l'horizon 2024.
Un gaz renouvelable compétitif
Autre bonne nouvelle, ce gaz de décharge injecté dans le réseau de gaz de GRDF, est aussi plutôt bon marché. Le tarif de rachat fixé par un décret de 2011 pour cette méthanisation de déchets s’élève à 50 euros le MWh, contre environ 90 euros le MWh pour la méthanisation agricole. Ce qui en fait une énergie très compétitive actuellement. Les contrats sont signés pour 15 ans, mais le site de Claye-Souilly, qui est encore en exploitation, devrait produire du gaz bien plus longtemps.
Veolia produit déjà 1,6 TWh de biogaz en France, soit 10 % de la production française de biogaz visée par la Programmation pluriannuelle de l'énergie pour 2023. Le groupe vient d’annoncer un partenariat avec TotalEnergies pour développer ce type de production sur d’autres sites dans le monde.



