Total poursuit ses acquisitions dans l'électricité bas carbone, qui doit représenter 15 % à 20 % de ses ventes à horizon 2040. Et notamment en Espagne. Le 11 février 2020, le groupe annonçait entrer sur le marché solaire espagnol en se constituant via deux accords un portefeuille de 2 GW de projets.
Le groupe a annoncé le 18 mai l'acquisition auprès d'Energías de Portugal (EDP) de deux centrales à cycle combiné au gaz naturel en Espagne et de son portefeuille de 2,5 millions de clients résidentiels. La transaction conclue sur la base d'un prix de 515 millions d'euros en valeur d'entreprise devrait être finalisée d'ici la fin 2020, a précisé Total dans un communiqué.
4e fournisseur d'énergie en Espagne

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3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
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Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
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Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
Avec cette opération, le groupe français devient le quatrième fournisseur de gaz et d'électricité du marché résidentiel espagnol avec des parts de 12% et 6% respectivement. Après son entrée sur le marché solaire espagnol en février avec l'acquisition d'un portefeuille de près de 2 gigawatts de projets d'électricité renouvelable à développer, Total complète en outre ses futures capacités de production avec deux centrales à cycle combiné au gaz naturel d'une puissance cumulée de près de 850 mégawatts (MW).
"Il s'agit d'une nouvelle étape importante dans l'ambition de Total de devenir un groupe multiénergies", a déclaré le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, cité dans le communiqué. "Cette opération permet (...) à Total de devenir l'un des principaux acteurs du marché de l'énergie en Espagne, depuis l'importation de GNL à la production d'électricité, sur base de renouvelable et de gaz, à la vente de gaz et d'électricité", a-t-il ajouté.
Après Lampiris et Direct Energie
Philippe Sauquet, directeur général de la branche "gaz, renouvelables et électricité" de Total, a pour sa part souligné que le groupe répliquait en Espagne la stratégie qu'il a mise en oeuvre avec le rachat de Lampiris en Belgique puis celui de Direct Energie en France. "Nous évitons d'acquérir des positions historiques qui sont condamnées à décliner au fil des ans. Quand vous êtes un ex-monopole avec 100% de parts de marché, la seule direction c'est vers le bas. Nous sommes à l'aise avec le rachat du challenger", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé à Reuters. Philippe Sauquet a également rappelé que la crise du coronavirus ne changeait en rien la volonté de Total de se développer dans "l'électricité bas carbone", le groupe maintenant son objectif d'investir 1,5 à 2 milliards de dollars par an dans ce domaine.
Avec Reuters (Bate Felix et Benjamin Mallet, édité par Blandine Hénault)



