Finalement, que le gouvernement algérien mette son veto au transfert des intérêts pétroliers d‘Anadarko à Occidental Petrolum, arrange bien les affaires de Total. En mai 2019, le groupe français tapait un grand coup, en annonçant être prêt à investir quelque 8,8 milliards de dollars (environ 7,9 milliards d’euros) pour racheter les actifs africains d’Anadarko à Occidental Petroleum.
L’accord était signé en août 2019. Et dès septembre, Total annonçait avoir bouclé l’acquisition à Occidental Petroleum des 26,5% que détenait Anadarko dans le projet Mozambique LNG pour un montant de 3,9 milliards de dollars. Il a ensuite finalisé l'acquisition des actifs en Afrique du Sud.
A cause de l'Algérie

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Mais début mai 2020, on apprenait que le gouvernement algérien s’opposait à la vente des actifs d’Anadarko à Total, qui représente environ 260 000 barils par jour (bpj), soit plus de 25 % de la production nationale de brut estimée à un million de bpj. Le ministre algérien de l'Énergie, Mohamed Arkab, dénonçait alors "l'incompatibilité" de cette transaction avec la législation algérienne, dans un communiqué du ministère cité par l'agence APS.
Pour faire des économies
Or, l’accord avec Occidental conditionnait la cession des actifs du Ghana à la réalisation de la cession des actifs algériens, explique Total dans un communiqué. Total a donc décidé de ne pas les acquérir. Ce qui l’arrange plutôt. "Cette décision de ne pas poursuivre l’acquisition des actifs au Ghana conforte l’effort du groupe dans la maîtrise de ses investissements nets cette année et permet de conserver des flexibilités financières pour faire face aux incertitudes mais aussi aux opportunités créées par l’environnement actuel", a déclaré Patrick Pouyanné, Président-directeur général de Total, dans un communiqué. Face à l’effondrement des cours du pétrole, le pétrolier français a engagé un plan d’économie de 6 milliards de dollars.



