Séché Environnement, l’un des acteurs français majeurs de l’économie circulaire et de la dépollution, a présenté le jeudi 3 février 2022 sa stratégie de décarbonation pour la prochaine décennie. Avec deux objectifs : réduire de 25 % ses émissions de CO2 d’ici à 2030 et augmenter de 40 % à l’horizon 2040 la décarbonation de ses clients en évitant les émissions.
Sur l’objectif numéro 1, ce groupe de 6000 personnes qui a réalisé un chiffre d’affaires de 675 millions d’euros en 2020 dont les deux tiers dans les déchets dangereux, a émis 620 000 tonnes de CO2. «90% des émissions portent sur le scope 1», précise Pierre-Yves Burlot, le directeur du développement durable de Séché Environnement. Dans le détail, ce sont 320 000 tonnes de CO2 pour l’incinération des déchets dangereux, 139 000 tonnes pour l’incinération des déchets non dangereux et 144 000 tonnes pour le stockage de déchets non dangereux.
Le plan réalisé avec le cabinet spécialisé dans la stratégie bas carbone et l’adaptation au changement climatique Carbone 4 «repose sur des technologies mâtures, prévient Pierre-Yves Burlot. Nous visons une baisse de 10 % des émissions en 2025 par rapport à 2020 et de 25% en 2030. Plus de 40% de cette diminution sera liée à l’amélioration du captage du biogaz émis par les déchets pour éviter que le méthane ne soit libéré dans l’atmosphère. Le taux actuellement de 85% devrait atteindre au moins 92%». Les autres postes concernés sont la décarbonation de l’incinération en réduisant la consommation de combustible fossiles, le transport en remplaçant 74 véhicules diesel par des modèle fonctionnant au gaz et la rénovation thermique des sites.
Le seul producteur de brome régénéré

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Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
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Mars 2026
Vieux papiers, sortes ordinaires - Moyenne France-Export - 1.05 Ondulés récupérés (ex A5)Variation en €/tonne
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Mars 2026
Plastiques issus des DEEE - PAMVariation en €/tonne
Le second objectif est d’accroitre les émissions évitées par ses clients de 40%. Cela passe par le développement d’économie circulaire à haute valeur ajoutée. «Nous sommes aujourd’hui le seul acteur à produire du brome régénéré, se félicite Pierre-Yves Burlot. Actuellement, la ressource vierge est exploitée en mer Morte. En 2020, nous avons évité avec cette activité les émissions de 117 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES), car le brome régénéré émet 20 fois moins que le brome extrait. Sur les solvants régénérés, nous avons économisé 54 000 tonnes, car les émissions sont 80 % inférieures à la production de solvant vierge. Nous comptons donc développer ces activités de régénération, y compris pour les plastiques.» L’autre voie est la valorisation énergétique.
En novembre 2021, Séché Environnement a déjà reçu une notation « strong » de la part de Standard & Poor’s à propos de sa stratégie. Et le groupe a déposé une demande de certification auprès de l’initiative Science Based Targets, lancée en 2015 par Carbon Disclosure Project (CDP), Global Compact des Nations Unies, World Ressource Institute (WRI) et WWF pour valider les objectifs liés au climat.



