Avec le remaniement, le gouvernement se dote d'un nouveau secrétariat d'État à l’Economie sociale, solidaire et responsable. À sa tête est nommée Olivia Grégoire, jusqu'alors députée LREM dans la circonscription du 12e arrondissement de Paris. Passée par le privé et le public, celle qui se définit comme de "la droite libérale et constructive" a tout du profil "start-up nation" compatible.
Née le 30 septembre 1978, Olivia Grégoire sort de Science Po en 2001 (un an après le Président de la République Emmanuel Macron), un diplôme mention "communication" dans la poche. Elle enchaîne l'année suivante avec un master au sein de l'école de commerce Essec, cette fois spécialisé en marketing. Elle rejoint ensuite l'agence de communication DDB en tant que directrice du développement durable, puis W&Cie en 2009 et Saint-Gobain en 2011, toujours au même poste. En 2014, elle fonde son cabinet de conseil aux PME et TPE pour tous les sujets touchants au numérique et à la santé.
Un engagement politique de longue date
Côté politique, elle milite dans sa jeunesse pour Alain Madelin, devient chargée de mission du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2005 et passe par le cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, de 2005 à 2007. Élue députée en juin 2017, elle est nommée porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, vice-présidente de la commission des Finances, responsable du groupe de travail sur les TPE et PME, et présidente de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi "Pacte".
Par la suite, elle s'occupe de la communication de Benjamin Griveaux lors de sa désignation comme tête de liste LREM aux élections municipales parisiennes de 2020. Elle ne réitère cependant pas l'expérience lorsque celui-ci est remplacé par Agnès Buzyn.
Interrogée en 2019 par L'Usine Nouvelle, la nouvelle secrétaire d'État trouve l'industrie française innovante mais pas assez financée, et n'est pas contre une baisse des impôts de production. Les dossiers qu'elle devra traiter n'ont pour l'instant pas été publiquement présentés. L'intitulé de son secrétariat d'Etat, "Economie sociale, solidaire et responsable", laisse penser qu'elle œuvrera à la transition des entreprises vers plus de social et d'écologique, et qu'elle contribuera au fameux "tournant vert", tant voulu par Emmanuel Macron et Jean Castex.



