Chronique

Pourquoi le prix du lithium stagne

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
La déconcentration de la production et la hausse progressive de la demande ont dégonflé la bulle du lithium.

Malgré une demande croissante (+14 % en 2019) soutenue par le marché des batteries, le prix moyen du lithium a baissé de 33 % en un an, selon le Metal Bulletin.

En année glissante, la chute est plus sévère encore. La tonne d’hydroxyde de lithium qualité batterie valait près de 13 800 euros fin 2018. Un an plus tard, elle tombait à 7 000 euros, avant de se stabiliser à ce niveau sur fond de craintes liées au Covid-19. Le métal alcalin devrait profiter des bonnes perspectives sur le segment des véhicules électriques. Mais la production augmente et se déconcentre. Certes, la Chine produit encore 79 % de l’hydroxyde qualité batterie, selon CRU. L’Australie en extrait plus de la moitié (42 000 tonnes en 2019), selon le service géologique américain (USGS), suivie par le Chili (18 000 tonnes), la Chine (7 500 tonnes) et l’Argentine (6 400 tonnes). Mais l’entrée en production au Mexique du gisement de Sonora (par la minière canadienne Bacanora associée au chinois Ganfeng) devrait diversifier la production, avec une capacité équivalente à celle du Chili. Les cours du lithium avaient connu une envolée déraisonnable avant une correction dont les producteurs ont du mal à se relever. Le premier producteur mondial, l’américain Albemarle, s’en sort bien en 2019 mais s’attend à des revenus en baisse en 2020. Le chilien SQM a vu son chiffre d’affaires fondre de 14 % et son résultat de 37 % en 2019. Ganfeng, fournisseur de Tesla, annonce un résultat en chute de 65 %.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
Trouvez des produits et des fournisseurs