Nouvelle avancée pour les batteries au lithium-soufre (Li-S). Des chercheurs de l’université Monash (Australie) ont présenté dans la revue "Science Advances" une solution de formulation assurant une plus grande stabilité pour ces batteries, qui promettent d’être moins chères et moins polluantes que leurs homologues au lithium-ion. Et pourraient stocker jusqu’à six fois plus d’électricité que ces dernières pour la même masse !
Mais avec un défaut majeur : la cathode de ces batteries est fragilisée par des changements de volume à chaque cycle de charge, provoqués par une réaction électrochimique complexe liée au soufre qu’elle contient. Pour pallier ce problème, les scientifiques australiens ont développé une méthode de formulation de la cathode qui permet de générer des liens solides entre les polymères présents dans sa microstructure. De quoi la rendre plus poreuse et plus résistante aux changements de volume.
Une solution qui ne corrige cependant pas l’ensemble des défauts de la technologie lithium-soufre, qui reste volumineuse, sujette à l’autodécharge et dangereuse en raison de l’utilisation de lithium-métal dans l’anode. Le roi Li-ion n’est pas encore mort.



