Pour améliorer la régularité du RER C, Île-de-France Mobilités va investir 4 milliards d’euros d'ici à 2035

Ile-de-France Mobilités a annoncé mercredi 3 avril un investissement de 4 milliards d’euros d’ici 2035 pour le RER C dans le cadre de l’actualisation de son schéma directeur. Avec pour objectif l'amélioration de la régularité de la ligne, le syndicat prévoit le renouvellement de son matériel roulant, l’adaptation ou encore la modernisation de ses infrastructures.

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gare RER de Massy-Palaiseau RER B RER C
Le RER C fait partie des lignes les plus fréquentées d'Ile-de-France, avec 540 000 voyageurs chaque jour en moyenne.

La Région se met au chevet de l'une des lignes les plus longues et les plus fréquentées d’Île-de-France, le RER C. Île-de-France Mobilités (IDFM) a voté mercredi 3 avril un investissement de 4 milliards d’euros d’ici à 2035 pour cette ligne du réseau express régional francilien dans le cadre de l’actualisation de son schéma directeur. Le but ? Améliorer sa régularité, selon IDFM qui, dans un communiqué, reconnaît que «l’offre réalisée est en-deçà de la commande d’Île-de-France Mobilités depuis de nombreux mois (inférieur à 90% de ponctualité)».

Un taux de ponctualité très insatisfaisant

Une nécessité alors que le syndicat des transports d'Île-de-France prévoit une hausse de la fréquentation sur les branches sud (vers Saint-Martin-d’Etampes et Dourdan la Forêt) et ouest (en direction de Versailles et Saint-Quentin en Yvelines) de cette ligne dans les années à venir. Le 3 avril, IDFM relevait que des difficultés persistaient sur le RER C avec un taux de ponctualité au mois de février 2024 de seulement 78,23% sur l’axe Dourdan la Forêt / La Norville ou encore de 78,44% sur l’axe Saint-Martin d’Etampes / Marolles-en-Hurepoix.

Pour améliorer ces chiffres, IDFM va remplacer les 172 trains Z2N qui circulent actuellement sur le réseau par des Z2N nouvelle génération à partir de 2033. Un renouvellement du matériel roulant envisagé dès 2019 qui nécessitera l’adaptation des infrastructures existantes, notamment la hauteur des quais et l’alimentation électrique. Les 4 milliards d’euros mis sur la table financeront entre autres la construction de deux nouveaux ateliers de maintenance, et la rénovation et l’extension d’un troisième, qui contribueront à accueillir dans de bonnes conditions les nouvelles rames.

La modernisation globale des infrastructures

IDFM prévoit également de moderniser dans leur globalité les infrastructures du RER C en remplaçant certaines caténaires, en transformant le système de signalisation, ou encore en actualisant le plan de voies dans la vallée de l'Orge pour améliorer la desserte de ce bassin stratégique. Enfin, le syndicat indique avoir demandé à SNCF Réseau et à SNCF Voyageurs «d’étudier la mise en place d’une offre optimisée» pour améliorer la régularité des trains.

La présidente d’IDFM Valérie Pécresse demande à ce que soient intégrées au nouveau schéma directeur les possibilités de prolonger deux trains par heure entre Brétigny et Saint-Martin d’Etampes en heures de pointe ou encore de maintenir des trains reliant le centre de Paris pour les branches de Dourdan et Saint-Martin d’Etampes.

40 nouveaux conducteurs doivent être recrutés sur la ligne dès avril (une centaine le seront d’ici fin 2024), en plus de 40 agents de maintenance, comme cela avait été annoncé fin mars. Long de 176 kilomètres, le RER C fait l'objet de nombreuses critiques de la part de ses 540 000 usagers quotidiens qui dénoncent la dégradation du service. Une tendance inquiétante à seulement 113 jours du début des Jeux olympiques de Paris 2024, période pendant laquelle le réseau sera très sollicité.

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