Chronique

Normalisation en vue pour le pétrole

L'offre de pétrole devrait augmenter moins vite que la demande de pétrole, selon l'Agence internationale de l'Energie. De quoi soutenir les cours.

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Barils de carburant
La demande de pétrole devrait atteindre 96,5 millions de barils par jour en 2021 en moyenne.

Le bout du tunnel s’approche aussi pour le pétrole. Un an après le début de la pandémie, les stocks mondiaux sont revenus à des niveaux « plus normaux » selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie. En mars, ils étaient de 1,7 million de baril/jour par rapport à leur moyenne des cinq dernières années.

Avec la levée des restrictions de circulation en Europe et aux Etats-Unis, les stocks devraient poursuivre leur baisse en juin encore. Et ce malgré l’augmentation progressive de la production de l’Opep +. Lors de sa dernière réunion, le cartel et ses alliés ont prévu de remettre sur le marché 2 millions de barils par jour supplémentaires d’ici juillet. « Selon le scénario de production actuelle de l’OPEP +, l’offre ne devrait pas augmenter suffisamment vite par rapport à la reprise attendue de la demande », estime l’AIE dans son rapport.

L’avancement rapide de la campagne de vaccination aux Etats-Unis et en Europe devrait permettre à nouveau de voyager et soutenir la demande de pétrole à partir de l’été. Dans son rapport mensuel, l’Opep affiche son « optimisme » pour le second semestre, qui avance les même projections que l’AIE, avec une demande mondiale de pétrole de 96,5 millions de barils/jour en moyenne sur l’année. Fin 2021, la demande mondiale devrait être proche des 100 millions de barils par jour, son niveau d'avant-crise. 

De la marge pour de nouvelles hausses de l'Opep

L’accroissement de l’écart entre offre et demande pourrait plaider pour un nouvel assouplissement des restrictions de productions de l’Opep+ lors de la prochaine réunion le 1er juin, sans risquer de faire reculer les cours du pétrole. A condition bien sûr qu’aucun nouveau variant ne vienne perturber le redémarrage mondial. Au premier semestre, la troisième vague épidémique en Europe et aux Etats-Unis a réduit la demande mondiale de 800 000 barils/jour par rapport aux prévisions. En Inde, la catastrophe sanitaire a eu un impact encore plus massif, avec un recul prévu de 630 000 barils par jour de sa demande de brut au second trimestre.

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