Les contrats Rafale devraient (encore) doper les ventes françaises de systèmes d’armes à l’export en 2021. Cette année, la France pourrait signer un contrat pour des appareils de combat avec l’Indonésie, avec laquelle les négociations sont très bien avancées. Par ailleurs, l’appareil tricolore est en lice dans les appels d’offres en Suisse et en Finlande. Et l’on prête également à la Croatie l’intention d’acheter des Rafale d’occasion sur le même modèle que les Grecs en 2020.
Mais l’on aurait tort de limiter les succès tricolores auprès des armées étrangères aux seuls avions de combat. Le dernier rapport disponible du Parlement sur les exportations d’armes françaises réalisées en 2019 souligne même tout le contraire. Le montant des ventes d’armes en dehors de nos frontières avait alors atteint 8,33 milliards d’euros, année pendant laquelle le secteur naval avait particulièrement tiré son épingle du jeu, totalisant la moitié des prises de commandes.
Parmi les cinq principaux contrats entrés en vigueur : des chasseurs de mines au profit des marines belge et néerlandaise, des hélicoptères pour la Hongrie, des corvettes Gowind pour les Émirats arabes unis, des contrats de conception de sous-marins pour l’Australie et enfin des satellites de télécommunications militaires pour l’Espagne.
Le ministère des Armées souligne que ces exportations d’armes sont indispensables au modèle économique de l’industrie d’armement pour amortir les coûts de R&D et de fabrication sur de plus longues séries.



