Après le décollage commercial, un envol industriel pour le Rafale ? Pas tout à fait. L'avion de combat tricolore, qui a multiplié les succès à l'export avec des contrats remportés aux Emirats arabes unis, en Indonésie, au Qatar, en Grèce, en Grèce et en Croatie, est encore produit à faible cadence.
«On observe certains retards pour les livraisons de Rafale»
«Aujourd'hui, nous sommes à cadence 2 [deux appareils par mois, ndlr], et nous visons la cadence 3», a précisé Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation. Ce rythme de production a déjà été atteint par les usines qui fabriquent les pièces primaires du Rafale, les plus en amont du process industriel. Toutefois, il faudra encore plus d'un an pour que celle de Mérignac (Gironde) assemble trois appareils par mois.
Cette montée en puissance est compliquée par les difficultés que rencontrent ses sous-traitants. Au-delà de ses propres usines, l'avionneur doit entrainer toute une chaîne de fournisseurs, soit environ 500 PME en France. L'après-Covid a laissé des traces et ces sous-traitants, qui travaillent aussi pour des programmes civils, sont fortement sollicités.
«C'est difficile, compliqué, mais ça passe. Il est vrai que l'on observe certains retards pour les livraisons de Rafale», reconnaît Eric Trappier. Au total, l'avion a été commandé à plus de 500 exemplaires, dont 261 à l'export.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3726 - Janvier 2024



