Le Suffren, le premier exemplaire de la nouvelle génération des six sous-marins nucléaire d’attaque (SNA) français, est admis au service actif depuis le vendredi 3 juin. A cette occasion, le nouveau ministre des Armées, Sébastien Lecornu a fait le déplacement à la base navale de Brest.
Parmi les innovations du Suffren : un mat optronique au lieu d’un mat télescopique, la capacité de tirer des missiles de croisière ainsi que des capacités de détections avancées. La livraison de l’ensemble des SNA devrait s’échelonner sur une décennie.
Missions de renseignement et de dissuasion
Mis à l’eau le 12 juillet 2019, le Suffren avait nécessité 12 ans de construction par le français Naval Group à Cherbourg (Manche) en mobilisant des équipementiers comme MBDA, Safran, Thales ou Jeumont. Ce mastodonte de 5300 tonnes en plongée avait débuté ses essais en mer le 27 avril 2020. Il peut embarquer 65 marins et plonger jusqu’à 350 mètres de profondeur, ce qui lui confère un atout en termes de furtivité. Les SNA ont pour objectif de réaliser des missions de renseignement mais également de soutien à la dissuasion. Le navire est long de 99,5 mètres avec un diamètre de seulement 8,8 mètres.

- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 1.1685-0.18
9 Avril 2026
Dollar Us (USD) - quotidien$ USD/€
Le coût du programme Barracuda – la construction des six SNA – s’élève à 9,1 milliards d’euros. Sur ce montant, un milliard d’euro est dû à un retard de deux ans et demi sur le programme. Jusqu’en 2030, la livraison des six SNA permettra de remplacer les sous-marins « Rubis », en service depuis les années 1980. Les nouveaux sous-marins de la Marine nationale seront plus discrets et plus rapides mais surtout deux fois plus volumineux, ce qui leur permettra d’embarquer deux fois plus de missiles et de torpilles. D’une durée de vie de 30 ans, les Barracuda seront retirés du service vers 2060.
Roman Epitropakis (avec Hassan Meddah)



