EDF abandonne son projet d'implanter une piscine d'entreposage centralisé de déchets nucléaires sur son site de Belleville-sur-Loire (Cher).
L'annonce vient du président du conseil régional Centre-Val de Loire, François Bonneau, qui a reçu l'assurance qu'EDF modifiait son programme de gestion des déchets. Lors d'un point presse devant l'Autorité de sûreté nucléaire le 30 juin, le collectif Piscine Nucléaire Stop, qui rassemble quinze associations, s'est réjoui de l'information, mais attend confirmation par l'électricien.
Catherine Fumé, coordinatrice du collectif, rappelle qu'"EDF a reçu la mission par l'Etat et l'ASN de trouver une solution dès 2017 à la gestion de ses combustibles nucléaires usés d'ici 2030, date à laquelle le site de La Hague (Manche) arrivera à saturation".
Ce collectif avait saisi en février 2020 la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne et Bernard Doroszczuk, président de l'ASN, contre ce projet situé en zone inondable, "contestable, inopportun économiquement et dangereux pour la population", résume Catherine Fumé.
EDF n'a jamais révélé le chiffrage de cette une piscine d'entreposage centralisé sur son site du Cher, qui s'étend sur 170 hectares, et qu'il n'utilise qu'à moitié. Il devait comprendre un bassin géant à demi-enterré, à double coque et doté d'un toit renforcé. Après la fin du débat public sur la question des déchets nucléaires en septembre 2019, l'IRSN avait publié une note demandant l'étude d'un entreposage à sec. "Cette solution est déjà proposé par Orano sur les marchés export", signale Charlotte Mijeon, porte-parole de Sortir du Nucléaire.



