L’usine "UP3" de traitement-recyclage du combustible usé de l’usine de La Hague (Manche) est en cours de redémarrage. Cette activité avait été mise à l’arrêt progressivement à partir du 16 mars, début du confinement général dû à l'épidémie de coronavirus.
Ce redémarrage a été annoncé aux salariés par la direction d’Orano La Hague au cours d’une réunion du conseil social et économique de l’entreprise (CSE) le mercredi 8 avril. Ce redémarrage nécessite 200 salariés qui vont venir compléter l’effectif actuel sur le site de 1 200 salariés employés sur une plage horaire de 24 heures. Pour mémoire, l’usine de retraitement du combustible nucléaire usé de La Hague fonctionne en temps normal avec 4 000 salariés d’Orano et environ 1 000 salariés de sous-traitants.
"Tous les salariés qui entrent sur notre site sont dotés de deux masques de protection pour la journée de travail de 8 heures" précise un porte-parole d’Orano La Hague joint par l’Usine Nouvelle.
Certaines activités n'ont jamais été stoppées
Les activités liées à la production d’électricité n’ont pas été stoppées sur le site avec la crise du Covid 19. Cela va de la réception du combustible usé (uranium) à l’expédition pour l’usine de Marcoule (Gard) du plutonium issu du recyclage du combustible nucléaire usé traité à La Hague. L’usine de Marcoule fabrique le combustible appelé "mox" qui représente 10 % de l’électricité nucléaire française. A la Hague, l’unité de production "UP2 800" qui est à l’arrêt pour maintenance depuis le mois de février est "en configuration de démarrage" précise la direction d’Orano La Hague. En revanche, les opérations de démantèlement de l’unité UP 2 400 ont été suspendues le 16 mars et restent à l’arrêt.



