La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe lorsque l’équipementier clermontois avait annoncé une coupe sombre dans ses effectifs, entre 2020 et 2023, de 2 300 postes à l’échelle du groupe Michelin. Finalement, la facture devrait être moins lourde.
L’équipementier tablerait plutôt sur 1600 suppressions de postes (1000 dans le tertiaire et 600 dans l'industrie) en trois ans, dont 451 postes dans l’Hexagone en 2023, selon un porte-parole du groupe. Sans surprise, le siège clermontois sera le plus affecté avec 313 départs. C’est du moins ce que devrait annoncer la direction aux syndicats lors du prochain Comité social et économique central (CSEC), prévu le 6 décembre.
Pour la partie industrielle, les sites de Cholet (51 suppressions), Troyes (30) et du Puy-en-Velay (25) sont les plus touchés. Michelin envisage 319 départs en pré-retraite et propose 210 places ouvertes aux mobilités externes. «Parallèlement, nous avons une prévision d’embauches, en 2023, de 318 postes», ajoute la porte-parole du groupe, même s’il s’agit d’un «ordre de grandeur». «Lorsque nous avons annoncé le plan de compétitivité, en janvier 2020, il s'agissait d'un maximum de 2 300 suppressions de postes, pas d'un objectif. Finalement nous serons autour de 1 600».
De leur côté, les organisations syndicales saluent cette annonce, tout en relativisant. «Nous nous réjouissons que le chiffre final soit moins élevé que celui annoncé initialement, analyse José Tarantini, délégué syndical central de la CFE-CGC. Mais nous sommes passés de deux ans de crise Covid où nous avions du mal à recruter, à une crise de l’énergie grave et un contexte inflationniste qui fait craindre le pire pour l’emploi dans les mois à venir ». Pour SUD, deuxième syndicat le plus représentatif chez Michelin, on craint également « un report des départs à 2024, voire 2025 ».



