Il va rejoindre le Suffren et le Duguay-Trouin au service actif dans quelques mois. Vendredi 12 juillet, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA), troisième exemplaire du programme Barracuda, a quitté Cherbourg (Manche) pour sa première sortie en mer.
Depuis un an, le bâtiment effectuait des essais à quai pour «vérifier le bon fonctionnement des différents systèmes et équipements, son étanchéité, ainsi que sa propulsion, avec le démarrage de la chaufferie nucléaire». Les essais se poursuivent désormais dans l’Atlantique et dans la Manche en collaboration avec la Direction générale de l’armement, la direction des applications militaires du CEA, Naval Group et TechnicAtome. Le but est de «vérifier, de manière progressive, l’ensemble des capacités techniques et opérationnelles du sous-marin ».
Ces tests suivent la première divergence de la chaufferie nucléaire du navire par Technic Atome le 4 avril 2024. Si le calendrier est respecté, la livraison du Tourville à la Marine nationale est prévue pour la fin de l’année 2024.
Mis en chantier en 2011 par Naval Group à Cherbourg, le bâtiment fait partie d'une commande de six sous-marins destinés à remplacer ceux de la classe Rubis, mis en service dans les années 1980. Plus imposants que ces derniers avec leurs 99,5 mètres de longs pour un déplacement de 5300 tonnes en plongée, ils seront également mieux armés. En plus de la nouvelle génération de torpilles F21 fabriquée par Naval Group et de missiles Exocet anti-navires, les sous-marins de la classe Barracuda sont équipés du missile de croisière naval (MdCN) de MBDA, capable de frapper une cible dans un rayon de 1000 kilomètres. Plus silencieux que leurs prédécesseurs, ils permettront aussi des missions plus longues, d'une durée de 70 jours contre 45 jours auparavant.
Le "rollout" du Tourville en 2023 :



