Avec de tels résultats, le secteur automobile français peut aborder sereinement la rentrée. Au mois d’août, les immatriculations de voitures neuves dans l’Hexagone ont réalisé une belle progression de 24,28% en rythme annuel, selon les données communiquées vendredi 1er par la Plateforme automobile (PFA). Cette dernière dénombre 113 599 ventes, contre 91 403 un an plus tôt. Cette belle performance s’explique notamment par celles des groupes Stellantis et Renault, qui ont respectivement écoulé 33 156 et 27 214 unités, soit +8,03% et +37,24% sur un an.
Chez le constructeur aux 14 marques, Peugeot s’est distingué avec des ventes en hausse de +11,37% pour 15 911 véhicules livrés, tout comme Jeep et DS (+76,55% et +66,44% pour 542 et 1 741 voitures particulières écoulées). En revanche, les immatriculations de Citroën ont chuté de 7,55%. Il s’est vendu 8 846 véhicules de la marque au mois d’août 2023 contre 9 568 sur la même période il y a un an. Chez le groupe Renault, les ventes de la marque éponyme ont carrément doublé avec 16 508 voitures particulières neuves livrées au mois d’août 2023. Un score supérieur à celui de Dacia, qui a vendu 10 586 voitures, soit 19,67% de plus qu’il y a un an.
Une croissance à deux chiffres pour la plupart des constructeurs
Avec 13 678 véhicules immatriculés au mois d’août dans l’Hexagone (+23,01%), le groupe Volkswagen arrive troisième au classement en volume après les deux constructeurs français. La marque Volkswagen, qui occupe une part de marché de 5,94%, a livré 21,23% de plus qu’il y a un an, soit 6 755 contre 5 572. Audi et Skoda tirent aussi leur épingle du jeu avec 2 883 ventes pour la première (+14,09%) et 2 423 pour la seconde (+35,59%). En revanche, Porsche n’a écoulé que 110 voitures particulières neuves au mois d’août, soit 25,17% de moins que l’année dernière.
Les autres grands constructeurs comme Toyota (+10,85%, 8 155 véhicules), Nissan (+14,47%, 1 740), Daimler (+13,57%, 3 214), Hyundai (+15,89%, 6 424) ont tous vu leurs ventes croître de manière notable. C’est aussi le cas des groupes aux parts de marché moins importantes tels que Tata, qui détient Jaguar et Land Rover, et qui a vendu 20,41% voitures de plus sur un an en France (472). Ou encore de Suzuki, dont les livraisons ont explosées (+91,66%) pour s’établir à 1 516 unités. Enfin, Tesla a vendu 5 365 voitures électriques, soit 460,61% de plus qu’en août 2022. Seuls constructeurs à la peine, le groupe Geely et sa marque Volvo dont les véhicules se sont écoulés à seulement 563 exemplaires (-31,34%), et Mitsubishi qui n’a vendu que 184 voitures (-20%).
Inciter les entreprises à verdir leur flotte
D’après les données de la PFA, les voitures électriques ont représenté 17% des ventes au mois d’août 2023 (et les hybrides rechargeables 8%). Un an plus tôt, elles ne comptaient que pour 13% des immatriculations, soit également la moyenne pour l’ensemble de l’année 2022 dans l’Hexagone. Sur les six premiers mois de 2023, les électriques ont représenté 15,2% des ventes, selon l’Association des constructeurs automobiles européens. C’est davantage que dans l’ensemble de l’UE, où leur part était de 13% sur la même période.
D’après une source gouvernementale interrogée par L’Usine Nouvelle, la part de l'électrique devrait encore progresser. «Il faut que les entreprises accélèrent. C’est pour que cela que le principe d’une hausse de la taxe sur les sociétés est acté pour les flottes automobiles», explique-t-elle. Le gouvernement souhaite en effet inciter les entreprises à verdir leurs flottes au sein desquelles les véhicules électriques sont encore trop rares. Pour cela, il prévoit de taxer davantage à la fois les émissions de CO2 et l’ancienneté des véhicules.



