La famille Mini s’agrandit et s’électrifie. BMW a dévoilé vendredi 1er septembre deux nouveaux modèles électriques : la Mini Cooper de cinquième génération et le Countryman III. Présentés officiellement lors du Salon de l'auto de Munich (Allemagne) qui se déroulera du 5 au 10 septembre, ceux-ci arborent un design épuré, dans la droite lignée des modèles Mini. On retrouve ainsi les éléments qui caractérisent les véhicules de la marque : «Des porte-à-faux réduits, un capot court, un empattement long et de grandes roues», énumère un communiqué de BMW. En revanche, les poignées, plus discrètes, ont été modifiées et les écopes latérales retirées pour plus de «clarté». La signature lumineuse a elle aussi été revisitée. Trois nouveaux réglages d’éclairage diurne sont disponibles sur les deux modèles et une «animation lumineuse spéciale d’accueil et d’au revoir» a été ajoutée.
Une expérience utilisateur améliorée
BMW La Mini Cooper conserve ses dimensions, sa forme reconnaissable et ses phares ronds. Elle sera disponible en deux versions : E et SE. Doté d’une puissance de 184 chevaux, le moteur de la première génère un couple de 290 Newtons-mètres (Nm) et permet au véhicule d’accélérer de 0 à 100 kilomètres/heure en 7,3 secondes. Il dispose d’une autonomie de 305 kilomètres. Le moteur de 218 chevaux de la seconde, lui, permet de passer de 0 à 100 km/h en 6,7 secondes avec un couple maximal de 330 Nm. Son autonomie est de 402 kilomètres.
Pour améliorer l’expérience utilisateur, le cockpit, «minimaliste et élégant», intègre un écran Oled circulaire de 24 centimètres de diamètre. Mais il est aussi possible de contrôler de multiples fonctions par commande vocale, grâce au nouvel assistant virtuel. Sous l’écran, d’ailleurs, la «toggle bar», qui permet le contrôle des fonctions de conduite, a été réduite à cinq touches et le levier de vitesse a été supprimé. Mini propose également sept modes permettant de personnaliser l’habitacle à l'aide de projections lumineuses. Les surfaces textiles de l’intérieur de la citadine, bicolores, ont elles aussi été retravaillées avec un tissage spécial plus facile à entretenir. Elles ont été fabriquées à partir de matériaux recyclés tout comme les surpiqûres et la surface du tableau de bord.
Le Mini Countryman grandit
BMW Le Mini Countryman, lui, s’agrandit. Avec ses six centimètres gagnés en hauteur et treize en longueur, il mesure désormais 1,65 mètre de haut, 4,43 m de long pour 1,84 m de large, pour plus d'espace et de confort dans l'habitacle. Son style a, comme la nouvelle Mini Cooper, été épuré. On remarque son passage de roues élargi, ses nouveaux feux arrière Matrix à la forme verticale ou encore sa carrosserie affinée sous le lettrage du modèle.
En version E, le moteur électrique de 204 chevaux du Mini Countryman III génère un couple de 250 Nm et permet à la voiture de passer de 0 à 100 km/h en 8,6 secondes. Dotés d’une puissance totale de 313 chevaux, les moteurs du modèle SE permettent d’accélérer de 0 à 100 km/h en 5,6 secondes. Le Mini Countryman E présente une autonomie de 462 kilomètres et le SE de 433 kilomètres. Dans l’habitacle, des surfaces textiles tissées recouvrent le tableau de bord et les panneaux de porte. Comme la Mini Cooper, le Countryman est équipé d’un système d’infodivertissement comprenant un écran Oled, un système de commande tactile et vocal, des options de projections lumineuses et des nouveaux sons de moteur.
La stratégie multi-énergies de BMW
BMW, contrairement à des constructeurs tels que Stellantis ou le groupe Volkswagen qui ont annoncé commercialiser 100% de véhicules électriques d’ici 2030, ne se jette pas corps et âmes dans le tout-électrique. Le constructeur allemand, qui compte commercialiser plus de 50% de véhicules électriques d’ici 2030 et 100% de la gamme Mini, mise aussi sur l’hybride rechargeable, le développement de l’hydrogène et des carburants alternatifs. «Les véhicules électriques constitueront certes la majeure partie du parc mais repousser toute alternative à la batterie peut conduire à un désastre», avait affirmé Oliver Zipse, le président du directoire de BMW, début 2023. Il s’est dit favorable, comme Volkswagen et Porsche, aux carburants synthétiques, pour continuer à faire rouler des véhicules thermiques après 2035.



