Le gouvernement veut faire entrer l’atome dans l’usine du futur. Vendredi 27 novembre, l’exécutif a annoncé le lancement du plan de relance du nucléaire. Hasard du calendrier ? La veille, les salariés d’EDF se mettaient en grève en opposition au projet de réorganisation du groupe.
470 millions d’euros pour le nucléaire
En parallèle de sa réorganisation, l’électricien français prépare un autre chantier important : la modernisation de la filière nucléaire. Le gouvernement a bon espoir d’encourager cette dynamique avec son plan de relance qui prévoit un budget de 470 millions d’euros pour le nucléaire français.
Plusieurs détails de ce plan sont déjà connus. Il prévoit par exemple un investissement dans un centre de formation en Bourgogne-Franche-Comté ou encore dans un projet de Technocentre pour le recyclage des déchets métalliques du nucléaire à Fessenheim (Haut-Rhin).

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Un appel ouvert aux petits projets
Le 27 novembre, le gouvernement a aussi annoncé l’ouverture d’un appel à projets. “Cet appel à projets vise à soutenir des projets de modernisation, de développement ou de relocalisation des sites industriels au service de la filière électronucléaire”, peut-on lire dans le communiqué du gouvernement. Outre les entreprises, il peut concerner des consortiums intégrant des organismes de recherches et/ou des associations.
BPI France a fixé le montant minimum des projets à 200 000 euros. Le cahier des charges ouvre de larges possibilités : projets de relocalisation, de modernisation, de diversification, de transformation numérique et écologique, développement des solutions “usine du futur”, investissements à fort impact territorial… Les candidatures sont ouvertes en ligne jusqu’au 1er juin 2021.
“Ce besoin d’investissement dans l’outil de production intervient dans un contexte où les entreprises, qui pour nombre d’entre elles fournissent également les grands ensembliers automobiles ou aéronautiques, sont fragilisées par la crise sanitaire et économique”, argumente le gouvernement. “Le plan de relance vise notamment à renforcer la performance industrielle de la filière et à soutenir la reconstitution des compétences dans les métiers en forte tension depuis plusieurs années”, ajoute Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.



