Le Covid-19 apporte une nouvelle usine au vélo pliant Eovolt

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Eovolt est spécialisée dans les vélos électriques compacts et pliables.

"Fabriquer un vélo à assistance électrique (VAE), ce n’est pas si compliqué", lance d’emblée Baptiste Fullen, 27 ans, le cofondateur d’Eovolt, jeune entreprise d’une vingtaine de salariés implantée à Bourges (Cher), dont les ventes s’envolent.

Lui et son acolyte, Luca Chevalier, 26 ans, se sont nourris de leur récent passé d’acheteurs de produits électroniques à Shanghai pour concevoir un VAE pliant. En s’appuyant sur un bureau de design chinois, ils ont mis au point une gamme dédiée. "Nous avons sélectionné des pièces fiables pour homologuer notre vélo en Europe, en choisissant par exemple un cadre en alliage aluminium de haute qualité", détaille Baptiste Fullen. Outre l’adaptation du moteur, l’innovation la plus poussée tient dans l’emplacement du pack batterie, logé dans la tige de selle afin de centrer le poids.

Homologué en Europe fin 2017, le vélo est fabriqué en présérie en Chine début 2018. Les 100 premiers exemplaires sont vendus en un mois. Les deux Français rentrent au pays et développent un atelier à Bourges, où le père de Luca Chevalier est directeur technique de l’écurie de sport automobile Signature, qui prépare les Alpine de compétition. L’écurie leur prête des locaux pour assembler les vélos, vendus à partir de 1 200 euros. Avec la crise du coronavirus, les commandes du vélo affluent. "On ne fait pas de pub pour ne pas risquer la rupture de stock", raconte sans forfanterie Baptiste Fullen.

Cet été, l’usine berruyère est devenue trop exiguë. Direction Genas, près de Lyon (Rhône), où la collectivité locale met à leur disposition un site de 3 000 m². En 2020, Eovolt s’attend à doubler son chiffre d’affaires pour atteindre près de 4 millions d’euros.

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