Le britannique Liberty Steel préféré au repreneur chinois pour sauver France Rail Industry (Hayange)

Parmi les cinq candidats à la reprise de France Rail Industry à Hayange (Moselle), le tribunal de Strasbourg a validé ce jeudi 23 juillet l’offre présentée par le britannique Liberty Steel (GFG Alliance).

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FRI, principal fournisseur en rails de la SNCF, est considéré par Bercy comme un actif stratégique.

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg (Bas-Rhin) a annoncé ce jeudi 23 juillet avoir retenu l’offre présentée par le britannique Liberty Steel dans le cadre de la procédure de reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange, en Moselle.

L’acquéreur, filiale de GFG Alliance (Gupta Family Group), doit maintenant obtenir le feu vert du ministère de l’Economie, comme le prévoit la procédure relative aux investissements étrangers en France. FRI, principal fournisseur en rails de la SNCF, est en effet considéré par Bercy comme un actif stratégique. La décision du ministère pourrait intervenir d’ici le 31 juillet compte tenu des délais de validité du dossier de reprise, indique une source syndicale.

Conformément aux engagements pris vis-à-vis de l’Etat français, Liberty Steel devra également concrétiser dans les prochains mois la reprise de l’aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord), propriété d’Olympus Steel (Greybull Capital), candidat malheureux au rachat de FRI. Les deux sites industriels fonctionneront selon une boucle circulaire, l’aciérie qui emploie 270 salariés assurant le recyclage de ferrailles en acier et la fourniture de demi-produits à Hayange, assortie de débouchés complémentaires.

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Sollicité par L'Usine Nouvelle, Liberty Steel ne souhaite pas commenter pour le moment cette décision.

31 millions d’euros d’investissement sur cinq ans

A Hayange (Moselle), les représentants des 400 salariés et 50 intérimaires de FRI ne cachent pas leur soulagement. Les organisations syndicales consultées dans le cadre du comité social et économique (CSE) souhaitaient en effet "éviter à tout prix une reprise par ArcelorMittal, synonyme de mutualisations et de suppression d’une centaine d’emplois", pointe Sébastien Dietsch, délégué syndical CFE-CGC.

Le CSE avait néanmoins jugé l’offre de Liberty Steel peu convaincante sur le plan financier et s’était majoritairement prononcé en faveur de l’offre du chinois Jingye. "Nous comptons maintenant sur Liberty Steel pour tenir son engagement d’investir 31 millions d’euros sur cinq ans en vue de remettre en état le laminoir de Hayange", expose Grégory Zabot, secrétaire CFDT du CSE.

Le milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta, propriétaire de Liberty Steel, aurait notamment donné des garanties, s’engageant à se porter caution à hauteur de 15 millions d’euros, afin de réaliser les investissements indispensables à la remise à niveau des sites de Hayange et de Saint-Saulve, poursuit le représentant syndical.

Parmi les cinq candidats à la reprise pour FRI, l’indien Jindal a réagi à l’annonce du tribunal judiciaire de Strasbourg en adressant "tous ses vœux de succès à l’acquéreur désigné" et espère "renforcer encore, sous la nouvelle direction, ses relations avec le site d’Hayange dont il est le principal fournisseur d’acier". 

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