Le premier coup de pelle sera donné d’ici la fin d’année 2024 au Creusot pour lancer le chantier des trois futures usines de Jimmy. La start-up va y injecter 100 millions d’euros, soutenue à hauteur de 32 millions d’euros par France 2030.
«Nous produirons des microréacteurs à fission nucléaire destinés à des sites industriel pour y produire de la chaleur pendant 20 ans. C’est une énergie moins chère et décarbonée qui répond aux problématiques actuelles des industriels», détaille Mathilde Grivet, cofondatrice de Jimmy.
La jeune pousse a retenu Le Creusot pour sa proximité géographique et sa desserte avec Paris où travaillent ses équipes. «Par ailleurs, il y a une culture industrielle des élus, des riverains au Creusot sans oublier un bassin d’emplois et de compétences spécifiques nucléaires. Nous avons déjà reçu des candidatures spontanées», sourit la cofondatrice.
Le projet devrait faire travailler 300 personnes dès 2028. L'usine assemblera entre 20 et 30 microréacteurs par an. Sur place, trois bâtiments, d’un total couvert de 25 000 mètres carrés installés sur 125 000 mètres carrés de terrain, assureront les opérations de test et d’assemblage des équipements, de préparation du combustible Triso et d’assemblage des éléments du réacteur. Environ 250 fois moins puissants que des réacteurs classiques, les microréacteurs Jimmy réduiront considérablement les risques pour la sûreté des personnels et habitants. Le premier réacteur Jimmy, dont la commande est confirmée, devrait être mis en service en 2026.



