La France veut sécuriser son accès aux métaux critiques

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Minerai de nickel calédonien
La France et l'Europe sont encore largement dépendantes des importations de métaux critiques, comme ici le nickel.

L’Europe investit massivement dans des gigafactories. Encore faut-il que ces dernières puissent accéder aux métaux stratégiques nécessaires à la production de batteries. C’est l’ambition du plan de bataille présenté mi-janvier par les ministères de l’Industrie et de la Transition écologique. Un milliard d’euros du plan France 2030 est dédié à cet enjeu. Un premier appel à projets vient d’être lancé pour relocaliser les étapes intermédiaires de la chaîne de valeur. Deux plateformes ont été identifiées, à Dunkerque (Nord), pour la filière batteries, et à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), pour les aimants permanents, afin d’accueillir des sites de raffinage et de transformation des métaux.

En amont, la France veut sécuriser son accès aux minerais. « Les projets de mines en Europe ne pourront couvrir que 20 à 30% des besoins en 2030 », souligne Philippe Varin, auteur d’un rapport sur le sujet. Le recyclage ne pourra pas être la seule alternative à court terme. Bercy évalue la création d’un fonds pour prendre des participations minoritaires dans des mines hors d’Europe. La réflexion est en cours au niveau européen. « Mais en dessous de 5 à 10 milliards d’euros, l’Europe ne sera pas crédible », avertit Bruno Jacquemin, le délégué général d’A3M, la fédération du secteur.

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Vous lisez un article du numéro 3703 de L'Usine Nouvelle - Février 2022

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