Enfin une bonne nouvelle pour la centrale nucléaire de Flamanville (Manche). Celle-ci ne concerne pas l'EPR, qui devrait démarrer fin 2023 après de multiples retards et surcoûts, mais les deux réacteurs historiques de 1 300 MWe, mis en service en 1985 et 1986. L'Autorité de sûreté du nucléaire a en effet indiqué lundi 4 juillet avoir mis un terme à la surveillance renforcée qu'elle avait lancé sur ces derniers en septembre 2019. Une décision qu'elle avait prise « à la suite des difficultés rencontrées par le site depuis mi-2018 », rappelle-t-elle dans un communiqué, en évoquant notamment « un nombre élevé d’événements significatifs liés à des défauts de maintenance et des défauts de surveillance des prestataires ».
Cette mesure a engendré « un nombre accru d'inspections de l'ASN, de l'ordre d'une trentaine par an, et des échanges réguliers avec l'exploitant sur l'avancement et l'efficacité de son plan d'action », précise l'institution. Les contrôles ont visiblement été positifs, puisque le gendarme du nucléaire reconnaît avoir constaté « une amélioration de l'état des installations et des pratiques de sûreté », de la part d'EDF comme des entreprises prestataires. L'ASN demande toutefois au groupe tricolore de « continuer à maintenir un niveau d'exigence élevé pour consolider les améliorations constatées ».
27 réacteurs à l'arrêt
Le placement sous surveillance renforcée est une mesure relativement rare. Parmi les 19 centrales d'EDF, seule celle de Belleville-sur-Loire (Cher) s'est retrouvée dans la même situation ces dernières années. La mesure avait été décidée en septembre 2017 et avait été levée en janvier 2020, après la mise en évidence d'une « amélioration des performances du site dans les domaines de la gestion des écarts et de la conduite des installations ».
En pleine maintenance, les deux réacteurs de Flamanville font partie des 27 réacteurs nucléaires à l'arrêt sur les 56 que possède la France. Le premier ne produit plus d'électricité depuis le 23 mars mais devrait redémarrer le 25 décembre, le second a stoppé sa production le 12 février et devrait la reprendre le 9 octobre. Le taux de disponibilité du réacteur 1 a d'ailleurs été nul en 2020 et de 64,55% en 2021. Celui du réacteur 2 a été de 2,08% en 2020 et de 94,71% en 2021.



