Vouloir coloniser la Lune implique d’y développer une forme d’agriculture, des habitats appropriés… Mais aussi une source d’énergie fiable. Dans cette optique, Rolls-Royce souhaite installer sur la surface de notre satellite naturel un réacteur nucléaire de la taille d'une voiture d’ici à 2029. Un projet très sérieux soutenu par l’agence spatiale britannique (UKSA), qui lui alloue 2,9 millions de livres sterling (3,3 millions d’euros) en plus des 249 000 livres (283 618 euros) versées au préalable pour la réalisation d’une étude en 2022. Le motoriste britannique s’alliera aux universités d’Oxford, de Bangor, de Brighton et de Sheffield pour poursuivre ses recherches.
Le réacteur, relativement petit et léger comparé à ceux que l’on trouve dans les centrales nucléaires terrestres, permettrait d’alimenter dans un futur proche les astronautes en continu, peu importe les conditions météorologiques, pour qu’ils puissent effectuer des missions spatiales plus longues, à l’intérêt scientifique plus élevé. Un outil précieux sachant que le retour des hommes sur la Lune devrait avoir lieu dès 2025, avec la mission Artemis 3. La dernière mission humaine sur la surface de la Lune remonte à Apollo 17, en 1972.
Des applications terrestres et de l’emploi
L’UKSA ne communique pas beaucoup plus d’informations sur l’aspect technique du réacteur mais elle insiste sur le fait que son champ d’application sera large. En plus du spatial, ses technologies pourraient servir aux domaines commercial et de la défense. «Cette recherche innovante de Rolls-Royce pourrait jeter les bases d’une présence humaine sur la Lune, tout en renforçant le secteur spatial britannique au sens large, en créant des emplois et en générant d’autres investissements», a ajouté Paul Bate, le directeur général de l'agence.
Ce partenariat entre l'UKSA et Rolls-Royce n'est d'ailleurs pas le premier. En janvier 2021, l'institution avait annoncé la signature d'un contrat de recherche avec le motoriste pour qu'il mette au point des fusées propulsées au nucléaire. Particulièrement sensible sur Terre, la thématique des déchets nucléaires dans l'espace n'a en revanche pas encore été évoquée...




