C'est une première étape dans l'assemblage du nouveau lanceur européen et une bonne nouvelle pour ArianeGroup. Après les déboires de Vega en novembre 2020 et l'annonce d'un surcoût de 220 millions d'euros engendré par le retard du programme Ariane 6 (premier tir repoussé à 2022) dû à la crise sanitaire, le premier étage de son lanceur nouvelle génération est fin prêt pour ses essais de mise à feu. Ces-derniers auront lieu sur le site du Centre aérospatial allemand (DLR), à Lampoldshausen, en Allemagne. Le "Hot Firing Model"est en cours d'acheminement depuis l'usine de Brême, après des tests fonctionnels concluants (hydrauliques, électriques et avioniques) menés fin 2020.
Un convoi exceptionnel
Après avoir rejoint le port de Brême-Neustadt, le convoi exceptionnel sera chargé sur un bateau en direction de la mer du Nord, avant de remonter le Rhin et le Neckar jusqu’à Bad Wimpfen, dans le Bade-Wurtemberg, d’où il sera transporté par la route jusqu’à Lampoldshausen.
Frank Thomas Koch Deux autres étages en cours de finalisation en Allemagne
Une centaine d'employés sur les 550 que compte le site de Brème travaille sur le projet Ariane. Outre le modèle destiné aux essais à feu livré ce jour, "deux autres étages supérieurs sont en cours d’intégration : l’un dédié aux essais combinés entre le lanceur et le pas de tir à Kourou, le CTM (Combined Test Model), et l’autre au vol inaugural d’Ariane 6, le premier modèle de vol FM1 (Flight Model 1)". La dernière partie du CTM sera construite en France sur le site des Mureaux (Yvelines), ainsi que l'étage principal dédié au vol inaugural.
En parallèle, le Centre Nationale d'Etude Spatiale (CNES), basé en Guyane, débute l'installation du pas de tir, où auront lieu les premiers essais à la fin de l'année prochaine.
Frank Thomas Koch Retard à l'allumage pour Ariane 6
Annoncé initialement pour 2020, puis 2021, le lancement d'Ariane 6 aura finalement lieu en 2022. La crise sanitaire et des difficultés techniques ont contraint l'Agence Spatiale Européenne, qui finance le programme Ariane, à repousser le premier tir. Un retard à l'allumage qui devrait engendrer un surcoût de 220 millions d'euros.



