KNDS va fournir à l’armée française des «munitions de 40 mm à technologie télescopée», a indiqué mercredi 18 juin la Direction générale de l’armement (DGA). Le contrat s’élève à environ 150 millions d’euros, et doit durer cinq ans. La première livraison annuelle, prévue pour 2026, doit porter sur environ 25000 munitions.
Consolidation des fournisseurs de la défense
Déjà utilisées par les forces françaises, ces munitions équiperont à la fois l’armée de Terre et la Marine nationale. Ce marché «met en place un double approvisionnement sur des composants clefs afin d’augmenter la capacité de production conjointe entre la France et le Royaume-Uni», a notifié la DGA, renforçant la coopération entre les deux pays voisins.
«Ce double approvisionnement devient effectif grâce à la qualification de nouveaux fournisseurs français» dans plusieurs régions de France, a salué en particulier le communiqué, qui cite les départements de Haute-Savoie, des Hautes-Pyrénées, du Cher et de la Manche. La montée en puissance de la base industrielle et technologique de défense (BITD) est un des enjeux cruciaux de l’économie de guerre. Cet écosystème rassemble neuf grands industriels français de l’armement, dont KNDS France (ex-Nexter) fait partie, et les plusieurs milliers de PME stratégiques sur lesquels ils s’appuient. Ces dernières font notamment face à des difficultés de financements.



