La société d'ingénierie H2V, filiale du groupe normand Samfi-Invest spécialisée dans le développement et la construction de sites de production industrielle d'hydrogène vert, a signé le 22 février une promesse de vente pour l'acquisition d'un terrain d'environ 9 hectares sur le parc d'activités Les Portes du Tarn, à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Sur ce site, H2V projette l'implantation d'une unité de 100 mégawatts, soit la production de 14 000 tonnes par an d’hydrogène vert produit par électrolyse de l'eau. Le projet représente un investissement de l'ordre de 160 millions d’euros et la création d’environ 70 emplois, dont 40 directs.
« Un projet innovant permettant d’éviter l’émission de 140 000 tonnes de CO2 chaque année, soit l’équivalent de 80 000 voitures ! », se félicite Alexis Martinez, directeur général de H2V.
Une mise en service annoncée pour 2028
Cette promesse de vente représente une première étape dans la concrétisation d'un projet qui nécessite encore plusieurs années d'études, de procédures administratives et de travaux. Le coup d'envoi du chantier devrait intervenir dans le courant de l'année 2026, pour une mise en service annoncée pour 2028. Le projet tarnais a été validé par les élus locaux à l'occasion d'un comité d’engagement et de suivi des Portes du Tarn organisé en juin 2022 et le futur terrain réservé. H2V prévoit d’organiser une réunion d’information avant l'été 2023 sur les deux communes de Saint-Sulpice-la-Pointe et de Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne), afin de présenter les prochaines étapes.
Neuf projets dans l'Hexagone
Pour la société d’ingénierie H2V, le projet tarnais s'inscrit dans une stratégie globale de développement de sites de production d’hydrogène vert en France et en Europe. Dans l’Hexagone, outre Les Portes du Tarn, la société totalise actuellement 8 autres projets pour lesquels, comme pour celui du Tarn, les terrains ont été identifiés et retenus. Au programme : Dunkerque (Nord), pour 2 unités de 100 MW chacune ; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), avec 6 unités de 100 MW chacune ; Thionville (Moselle), 4 unités de 100 MW chacune ; Valenciennes (Nord), 4 unités de 100 MW chacune ; Saint-Clair-du-Rhône (Isère), 2 unités de 100 MW chacune ; Port-Jérôme (Seine-Maritime ), 2 unités de 100 MW chacune ; Cestas (Gironde), 2 unités de 100 MW chacune et Vigneux-sur-Seine (Essonne), où 1 unité de 100 MW est prévue. A ce jour, un premier projet situé également à Port-Jérôme, sur la commune de Saint-Jean-de-Folleville et cédé en 2021 à Air Liquide, ainsi que celui de Dunkerque (pour une première tranche de 200 MW), ont reçu les autorisations administratives d’exploiter. Le site de Dunkerque devrait être le tout premier à entrer en service, en 2026. Les livraisons des autres unités s'échelonneront entre 2028 et 2030. En parallèle, H2V poursuit la prospection de nouveaux sites en France, avec l'ambition affichée de se positionner à Rouen (Seine-Maritime), Nantes (Loire-Atlantique), Fessenheim (Haut-Rhin) et Pont-sur-Seine (Aube). La société vise par ailleurs des implantations au Royaume-Uni, en Belgique, en Espagne, au Portugal, puis au Maroc.
Créé en 2016, H2V emploie actuellement 22 salariés, pour un chiffre d’affaires non communiqué. Son siège est basé à Paris et une partie des équipes techniques à Lille.



