L’Usine Nouvelle fait le point chaque mois sur l’état de remplissage des nappes et le nombre de départements français visés par des arrêtés de restriction de l’usage de l’eau. L’état des nappes phréatiques «se dégrade mais demeure excédentaire» au 1er septembre, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) observe que la «recharge hivernale 2024-2025 permet d’espérer des niveaux satisfaisants en sortie d’hiver sur une grande partie du territoire».
L’état des nappes phréatiques françaises Continue de se dégrader et est hétérogèneau 1er septembre, a indiqué le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son dernier communiqué, publié début septembre. 38 % des points d’observation sont sous les normales mensuelles beaucoup plus qu’en 2024 (17%).
Jusqu’à l’automne, y compris le mois de mai, les tendances devraient continuer à décliner. Il se pourrait que des épisodes de recharge soient observés occasionnellement en cas de précipitations excessives sur les nappes actives. Les perspectives pour le printemps et l’été semblent prometteuses concernant les nappes inertielles du Bassin parisien et du couloir Rhône amont, tandis qu’elles sont extrêmement défavorables pour le Roussillon. Elles sont plus incertaines pour le reste du territoire. La conclusion de la recharge hivernale insuffisante pourrait affecter les nappes réactives du nord dans les mois à venir.
Le BRGM observe une relative détérioration des niveaux par rapport à l’année précédente, où 58% des niveaux étaient enregistrés au-dessus des normales mensuelles contre 52% pour cette année. «Les niveaux des nappes inertielles du Bassin de l’Artois et des nappes réactives, à l’exception des nappes du Languedoc et de la Corse, sont généralement moins hauts que ceux de 2024», précise le communiqué.
Une étude de France Stratégie alertait, en avril 2024, sur la diminution de 14% de la ressource en eau renouvelable ces quinze dernières années. Cette étude révèle également les consommations des différents secteurs industriels – définissant la consommation comme étant la part d’eau prélevée qui ne retourne pas dans les milieux.
Au total, 66 départements français (Ain, Aisne, Allié, Alpes de Haute Provence, Alpes Maritimes, Ardèche, Ardennes, Aude, Bas Rhin, Bouches du Rhône, Calvados, Charente, Charente Maritime, Chère, Corrèze, Côte d’Or, Côte d’Armor, Creuse, Deux-Sèvres, Doubs, Drôme, Essonne, Eure, Eure et Loire, Finistère, Gard, Gers, Hérault, Haute Alpes, Haute Garonne, Haute Marne, Haute Savoie, Haut Rhin, Haute-Saône, Haute Loire, Haute Pyrénées, Isère, Jura, Ile et Vilaine, Indre, Isère, Jura, Loire et Cher, Loire Atlantique, Loiret, Loire, Lozère, Maine et Loire, Manche, Marne, Mayenne, Meurthe et Moselle, Meuse, Morbihan, Moselle, Nord, Pas-de-Calais, Pyrénées-Orientales, Puy du Dôme, Dôme Sarthe, Saône et Loire, Seine et Marne, Tarn-et Garonne, Paris, Savoie, Somme, Vaucluse, Var, Vosges, Yveline.) font l’objet de restrictions (vigilance, alerte, alerte renforcée ou crise) au 12 septembre.