En 2024, Eiffage a tiré parti de sa vaste diversification

Malgré des ventes en baisse sur l’activité construction, Eiffage a vu son chiffre d’affaires grimper en 2024 grâce au dynamisme de son activité travaux, mais aussi de son développement dans les systèmes électriques et énergétiques.

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Eiffage mise sur la construction de nouveaux équipements au cours des années à venir.

Eiffage passe à travers les gouttes de la crise du marché du bâtiment. Le groupe spécialisé dans le BTP et les concessions, a enregistré un chiffre d'affaires de 23,43 milliards d'euros en 2024, en hausse de 7,3% à structure réelle par rapport à 2023, et 3,7% à périmètre et change constants. Le bénéfice net a progressé de 2,4%, à 1,08 milliard d’euros. Les travaux représentent 19,542 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et les concessions 3,887 milliards.

La construction en baisse

Sans surprise, au sein du pôle Travaux, l’activité liée à la construction s’est repliée en 2024, en baisse de 6,6%. La chute est de 4,7% en France, et de 12,2% à l’international. «La réhabilitation tertiaire et résidentielle, et la construction d’équipements publics permettent d’atténuer l’effet de la baisse du logement neuf», indique Eiffage. La remontée du chiffre d’affaires enregistrée au quatrième trimestre 2024 incite le groupe à penser que «la branche a désormais touché son point bas». Eiffage illustre par ailleurs son propos par le nombre de réservations de logements, à 2153 en 2024 contre 1941 en 2023, ce qui n’a pas empêché le chiffre d’affaires de l’immobilier de chuter de 13% sur l’année écoulée, à 0,72 milliard d’euros.

Cette baisse enregistrée sur la construction n’a pas empêché la division Travaux de voir son chiffre d’affaires grimper de 7,5% (+3,5% à périmètre et change constants), à 19,5 milliards d’euros. Chez Eiffage, le pôle dédié aux travaux a bénéficié en 2024 de la très forte hausse du chiffre d’affaires réalisé au sein de la branche Energie systèmes : +21,3%, à 7,21 milliards d’euros. Les ventes ont progressé de 7,4% en France, et de 48,8% à l’international. Au sein de cette branche, spécialisée sur la conception, la réalisation et la maintenance d’équipements de génie électrique, industriel, climatique et énergétique, douze acquisitions ont été réalisées en 2024. En 2025, le groupe entend s’approcher d’un volume d’affaires estimé à 8 milliards d’euros.

Le segment dédié aux infrastructures (routes, génie civil, métal) a quant à lui vu ses ventes progresser de 4,6%, à 8,35 milliards d’euros. Le dynamisme de l’activité Travaux devrait se poursuivre en 2025, puisque le carnet de commandes est chiffré à 28,9 milliards d’euros, en hausse de 11% sur un an. Pour avoir de la visibilité d’ici à 2030, le groupe mise sur les projets d'hôpitaux, neufs ou en extension, prévus par le Ségur de la santé, la poursuite des travaux du Grand Paris Express, les projets de nouvelles prisons ou bien les autoroutes E18 et E39 en Norvège.

Le chiffre d’affaires des concessions en progression

Autre pan du groupe, les concessions. Le chiffre d’affaires a grimpé de 6,5%, à 3,89 milliards d’euros. Un trafic en hausse de 0,3% en 2024 a permis de générer 3,10 milliards d’euros de ventes sur les réseaux autoroutiers APRR (qui exploite l’autoroute A6) et AREA, qui regroupe des autoroutes en Bourgogne et en Auvergne-Rhône-Alpes, dont la A40. Face à la fin progressive des échéances des concessions autoroutières, aux horizons 2035-2040, le groupe se dit «confiant pour trouver un accord équilibré avec l'État». Les concessions aéroportuaires ont vu leur chiffre d’affaires grimper de 4,5%, à 194 millions d’euros, malgré un trafic en repli de 0,3% par rapport à 2023.

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