L’année 2020 restera comme un mauvais cru pour le marché de l’armement français. C’est ce qui ressort du rapport du ministère des Armées remis au Parlement, dévoilé début juin. Le montant des prises de commandes s’est élevé l’an passé à 4,9 milliards d’euros, soit une baisse de 41 %.
Il faut remonter à 2012 pour retrouver un niveau aussi bas. Même constat au niveau des livraisons, avec un total de 4,3 milliards d’euros, contre 9,9 milliards en 2019. En 2020, la filière industrielle de la défense, qui compte quelque 200 000 salariés dans une dizaine de grands groupes et 4 000 PME, a connu un sérieux trou d’air.
Explication : à la pandémie mondiale s’est ajoutée la cruelle absence de grands contrats. Mais l’année 2021 s’annonce bien meilleure, assure-t-on au ministère des Armées. Les trois contrats à l’export du Rafale de Dassault Aviation devraient faire bondir le niveau des exportations : la Grèce pour 2,5 milliards d’euros (18 appareils, dont 12 d’occasion), l’Égypte pour 4 milliards d’euros (30 appareils) et la Croatie pour 1 milliard d’euros (12 appareils d’occasion).
Soit un total de 7,5 milliards d’euros, auquel s’ajoutera le socle habituel de petits contrats s’élevant chaque année entre 3 et 4 milliards d’euros. La barre des 10 milliards devrait être allègrement dépassée.



