Le français Elogen, ex-Areva H2, a choisi d'implanter sa gigafactory d'électrolyseurs à Vendôme (Loir-et-Cher), un bassin d'emploi industriel pas trop éloigné de son siège social et de son bureau de R&D situé aux Ulis (Essonne). La mise en service est prévue en 2025, avec un objectif d'un gigawatt par an. Le montant de l'investissement n'est pas communiqué par l'entreprise, mais pourrait atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé le 8 mars sur le site d'Air Liquide de Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime) qu'Elogen faisait partie des quinze premiers sites français aidés par le plan de relance à travers un PIIEC (Projet important d'intérêt européen commun) du volet hydrogène de France relance, doté de 7 milliards d'euros et qui prévoit de déployer 6,5 GW d'ici 2030. Les dossiers doivent encore être validés par la Commission européenne.
Ancienne filiale d'Areva acquise par le français GTT en 2020, qui a investi 15 millions d'euros depuis, Elogen produit déjà l'équivalent de 160 MW sur son site des Ulis (Essonne), soit « la plus grande capacité de production sur le territoire français », souligne Jean-Baptiste Choimet, directeur général d'Elogen. Les fonds publics du PIIEC l'aideront à renforcer sa R&D sur son site francilien.
Foncier clef en main
Du côté des collectivités locales c'est évidemment une satisfaction. « Cela valide notre stratégie de fournir du foncier industriel clef en main », réagit Pascal Brindeau, député (UDI) de la circonscription et ancien maire de Vendôme. Un terrain de 9 hectares est réservé.
Pour l'instant, l'entreprise reste prudente sur le nombre d'emplois nécessaires pour faire tourner l'usine, sans doute plusieurs dizaines dans un premier temps. Elogen va fabriquer des stacks, autrement dit des réacteurs à membrane à destination des industriels, des transporteurs, voire des collectivités locales qui veulent s'équiper de stations à hydrogène. Un électrolyseur est constitué de plusieurs stacks où se produit l’électrolyse.



