EDF abaisse encore ses prévisions de production nucléaire pour 2022

EDF a publié le 3 novembre des prévisions de production nucléaire encore revues à la baisse pour l'année 2022.

Réservé aux abonnés
Centrale nucléaire de Chooz
L'arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale de Chooz (Ardennes) est prolongé jusqu'à fin janvier.

EDF revoit encore ses prévisions de production nucléaire à la baisse. Le 3 novembre, l'énergéticien français a annoncé qu'il tablait désormais sur une production totale de 275 à 285 TWh pour l'année 2022 contre 280 à 300 TWh prévus précédemment (qui était déjà la fourchette basse des précédentes prévisions). Les plans pour 2023 et 2024 sont inchangés à ce stade.

Principale explication : les travaux liés au phénomène de corrosion sous contrainte vont prendre plus de temps que prévu. L'arrêt en cours sur le réacteur de Chooz 1 (dans les Ardennes) va ainsi être prolongé au moins jusqu'au 29 janvier "du fait d’une extension du périmètre des travaux et de la réalisation de contrôles complémentaires". Il ne sera donc pas reconnecté au réseau le 13 novembre comme prévu. Après inspection, des travaux de remplacement de portions de tuyauterie vont être menés sur les réacteurs de Cattenom 1 et Cattenom 3 (Moselle). Les deux réacteurs seront indisponibles jusqu'à fin février. Le réacteur 2 Penly (Seine-Maritime) est aussi concerné et restera à l'arrêt au moins jusqu'à fin janvier.

L'indisponibilité du réacteur 3 de la centrale de Gravelines (Nord) est par ailleurs prolongée de dix jours supplémentaires, jusqu'au 18 novembre, tout comme Dampierre 2 (19 novembre). Cattenom 4 sera arrêté cinq jours de plus et doit être reconnecté au réseau le 21 novembre. EDF indique aussi que l'arrêt de Saint-Alban 2 est "susceptible d'être prolongé" au delà du 14 novembre. Côté bonnes nouvelles, le réacteur B3 de Chinon (Indre-et-Loire) sera disponible dix jours plus tôt que prévu, le 10 novembre, tout comme Tricastin 2 (Drôme), le 6 novembre.

EDF juge que les mouvements sociaux de cet automne dans les centrales nucléaires ont pu perturber le calendrier le planning d'arrêt pour maintenance. Au 30 octobre, d'après notre baromètre, 29 réacteurs sur 56 étaient en fonctionnement, soit moins de la moitié des capacités de production nucléaires françaises.

Quel impact financier ?

Cette nouvelle baisse de production va immanquablement avoir un impact financier importante pour l'entreprise en passe d'être renationalisée. Le 27 octobre dernier, il s'attendait à une perte de 32 milliards d'euros sur l'année 202 liée à la faible production nucléaire.

Abonnés
Le baromètre de l’énergie
Prix de l’électricité et du gaz, production nucléaire, éolienne et hydraulique… Notre point hebdo sur l’énergie en France.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.