A l’occasion du sommet Choose France, dédié aux investissements étrangers, Ecocem a annoncé, lundi 19 mai, 170 millions d’euros d’investissements sur ses sites de Dunkerque (Nord) et de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
L’objectif du fabricant irlandais de matériaux de construction est d’accroître les capacités de production de son nouveau liant hydraulique Act. Quatre nouvelles lignes de production seront créées, implantées sur les deux sites industriels français. 1,6 million de tonnes supplémentaires d’Act pourront être produites chaque année, avec à la clef 60 emplois équivalent temps plein. Les nouvelles installations doivent voir le jour entre 2028 et 2030.
Ces capacités supplémentaires s’inscrivent dans la volonté d’Ecocem de pousser les feux sur Act, un liant pour lequel elle a consenti 40 millions d’euros d’investissements en R&D au cours des dix dernières années. Un projet mené en partenariat avec l’ENS Paris-Saclay et l’INSA Toulouse, pour aboutir à un produit dont la promesse est de permettre une réduction de l’empreinte carbone du ciment d’environ 70%.
Un liant dont la production débutera à Dunkerque en 2026
Pour Ecocem, la pièce maîtresse dans le développement du liant Act est le site de Dunkerque, sur lequel un investissement de 50 millions d’euros a été annoncé en janvier 2025 afin de créer une première ligne de production dédiée, d’une capacité de 300 000 tonnes annuelles. Un bâtiment sera greffé sur l’outil industriel existant, pour une ouverture prévue au deuxième semestre 2026. Une aide de 3,6 millions d'euros avait été obtenue au titre de Première usine dans le cadre de France 2030.
Ecocem est dans l’attente, courant 2025, d’un avis technique pour son Act. «On sort du cadre traditionnel. Si on veut avoir un impact carbone avec notre innovation, il faut que l’on touche un marché de masse, donc être utilisé comme du béton courant», expliquait en janvier Olivier Guise, le directeur exécutif du groupe en charge de la stratégie et de la mise en service des nouvelles technologies, à L’Usine Nouvelle. Des entreprises telles que Bouygues Construction ou Cemex ont déjà pu le tester.



