Des datacenters volent désormais au-dessus de nos têtes. Le 14 mai 2025, Chengdu Guoxing Aerospace Technology a «lancé avec succès 12 satellites pour la "Space Computing Constellation 021 Mission"». Ces satellites sont les premières briques d’une «constellation informatique spatiale» que cette entreprise privée chinoise, aussi appelée ADA Space, cherche à déployer : en clair, elle installe des datacenters, ici pour l’intelligence artificielle (IA), dans l’espace.
Cette infrastructure informatique spatiale doit déjà assurer une capacité de calcul en orbite pouvant atteindre 5 POPS (péta opérations par seconde), et 30 téraoctets de capacité de stockage. Pour communiquer entre eux, ces satellites utilisent des lasers assurant un haut débit d’information.
Réunir récolte de données, traitement et stockage dans l'espace
Mais pourquoi envoyer ces datacenters si loin du sol terrestre ? D’autres entreprises s’y essayent aussi, comme la jeune pousse américaine Lonestar Data Holdings, qui veut poser les siens sur le sol lunaire. Un des avantages d’une constellation de satellites est que l’électricité nécessaire pour les refroidir est assurée par des panneaux solaires.
Dans le cas d’Ada Space, le but est surtout que ses satellites puissent servir à récupérer des données d’observation de la Terre pour les traiter et les stocker en orbite. L’objectif final est de réduire le temps de transfert final de ces données lorsqu’elles sont lourdes, un gain de temps crucial dans certains domaines, par exemple pour des besoins militaires. A terme, ces 12 premiers satellites doivent s’intégrer à un réseau plus large de 2800 unités.




