Un datacenter de 8 téraoctets doit s’envoler pour la Lune d’ici à la fin de l’année

La jeune pousse américaine Lonestar Data Holdings doit envoyer un centre de données de 8 téraoctets sur la Lune d’ici à la fin de l’année. L’entreprise a déjà réussi le test d’un premier prototype sur l'astre fin février.

Centre de données sur la lune
Conçus comme un cadran solaire, les contours du data center représente la silhouettes de l’astornaute d’Apollo 16 Charles Duke dans la matinée lunaire (7 jours terrestres), puis le visage de Nicole Stott, retraitée de l'espace, après la mi-journée.

Fortes émissions de CO2, grande taille des data centers actuels… Pour contourner les contraintes des datacenters actuels, une start-up développe des centres de données devant être envoyés dans l’espace. La jeune pousse américaine Lonestar Data Holdings a dévoilé, mercredi 7 mai, le design d’un centre de données qui devrait être déployé sur la Lune dans le courant de l'année. Baptisé Freedom Payload, l’appareil de la taille d'un livre de poche pèse un kilogramme. Fixé sur le côté de l'atterrisseur lunaire, il hébergera 8 téraoctets de données provenant de «gouvernements, d'entreprises et d'ONG de premier plan» sur l’astre, selon l’entreprise.

Le sujet est si sérieux que la Nasa a pris la jeune pousse sous son aile. Car en relançant le programme Artemis, l’agence spatiale américaine n’ambitionne pas seulement d’envoyer des humains sur la Lune. Elle envisage également de relancer une galaxie d’activités commerciales in situ. Pour cela, l'agence a ouvert des missions CLPS (Commercial Lunar Payload Services), qui permettent aux entreprises commerciales d'installer et de tester des technologies sur la surface de la Lune. La jeune pousse fait partie du programme et doit s’envoler à bord de l’une de ces missions d’ici à la fin de l’année.

Car la rudesse du climat lunaire met à rude épreuve les instruments spatiaux, et donc les données qu'ils manipulent. Alors que les nuits lunaires, d’une durée de deux semaines, peuvent se figer jusqu’à -230°C, les rayons du soleil, eux, font grimper la température à +130°C. Grâce au service Lonestar Data Holdings, si une mission perd des données sur la lune, le module spatial pourrait les récupérer directement auprès d’un des datacenters lunaires au lieu de se les faire téléverser depuis la Terre.

Des visages imprimés sur le centre de données

Pour la forme, la jeune pousse s’est associée au prestigieux cabinet d'architectes danois Bjarke Ingels Group (également connu sous le nom de BIG). Ce dernier a imprimé en 3D la machine en reprenant les silhouettes des astronautes de la NASA Charles Duke et Nicole Stott. Le premier a été le plus jeune astronaute à avoir foulé la Lune en 1972 à l’âge de 37 ans. Nicole Stott, elle, a effectué de multiples expéditions vers la Station spatiale internationale.

Freedom Payload ne sera toutefois pas le premier datacenter lunaire. Fin février, la même entreprise américaine avait déjà posé un premier centre de donnée test sur la Lune, plus réduit. Celui-ci a réalisé avec succès son tout premier test sur l'astre. Il s'agissait notamment de transmettre la Déclaration d'indépendance de la Terre à la Lune et de recevoir en retour une copie de la Constitution et de la Déclaration des droits des États-Unis, tout en assurant le stockage de données appartenant à l’État de Floride sur la Lune.

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