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Le spécialiste des aspirateurs Dyson entend désormais révolutionner… la culture des fraises

Dyson lève le voile sur sa technologie de culture de fraises sous serres, qu’il peaufine au Royaume-Uni depuis 2021. Les plants ne sont pas fixes, mais tournent sur eux-mêmes.

Dyson farming fraises
Chez Dyson, les plants de fraises tournent sur eux-mêmes.

Après avoir bousculé le marché des aspirateurs et des sèche-mains, Dyson entend désormais secouer celui… des fruits. La firme britannique est une spécialiste des appareils électriques. Un savoir-faire qu’elle entend donc appliquer à la culture des fraises en intérieur, dans une serre géante de 26 acres, soit environ 10,52 hectares, située dans le Lincolnshire (Royaume-Uni). L’entreprise, qui rôde sa technologie depuis 2021, entend désormais la déployer à plus grande échelle, avec un argument choc : son système de culture verticale a permis d’accroître les rendements de 250% par rapport à des installations traditionnelles de culture hors-sol.

«Cultiver, c'est un peu comme fabriquer. Je suis industriel et j'ai abordé l'agriculture sous cet angle», revendique James Dyson, le fondateur de l’entreprise. Contrairement à des équipements classiques, les fraises ne sont pas seulement cultivées par rangées : les plants tournent sur eux-mêmes. Des structures de 5,5 mètres de haut font tourner les plants de fraises, permettant d’exploiter la hauteur sous-plafond du bâtiment. Ce qui permet d’accroître le nombre de plants de fraises pouvant être plantés dans la même zone. Deux plateformes en aluminium, «chacune plus grande que deux bus à impériale placés bout à bout» selon Dyson, servent à effectuer ce mouvement de rotation. Un moyen de contrôler l’exposition des plants à la lumière naturelle, avec également des lampes à LED en complément l’hiver.

Un bâtiment long de 760 mètres

Dans la ferme de Dyson, longue de 760 mètres, 1 225 000 plants de fraises sont cultivés, permettant de produire plus de 1250 tonnes par an. Or, l’un des principaux points d’achoppement liés aux cultures sous serres concerne la consommation d’énergie nécessaire pour parvenir à d’importants rendements. Des digesteurs anaérobies sont utilisés, en s’appuyant sur la production des champs environnants. Décomposés par des micro-organismes, les produits permettent d’obtenir du gaz alimentant un générateur permettant de chauffer la serre d’une part, et d’alimenter l’équivalent de 10000 foyers d’autre part.

Par ailleurs, l’eau de pluie est stockée dans un bassin, puis versée dans des gouttières suspendues, qui permettent, selon Dyson, d’augmenter de 15% la production par rapport à des installations traditionnelles. Dyson, qui indique avoir construit, à travers Dyson Farming, les plus grandes machines de son histoire, doit désormais résoudre le défi de la commercialisation de ses fruits. Même avec l’équivalent de 165 millions d’euros investis dans le projet depuis son lancement, cela reste un défi pour l’entreprise spécialisée dans l’électroménager, qui appose son nom aux côtés de celui de Marks & Spencer dans les magasins de l’enseigne britannique.

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