Séché Environnement a survolé la crise en 2021. « Nous avons obtenu de bonnes performances en 2021. Nous avons atteint nos objectifs sur le plan de 2019 à trois ans avec un an d’avance, se félicite Maxime Séché, directeur général du groupe éponyme, à l’occasion d’un entretien avec L’Usine Nouvelle. Nous avons enregistré une croissance de 15%. »
Après une légère baisse en 2020 (-2,2%), la croissance est donc de retour chez Séché, avec un chiffre d’affaires de 736 millions d’euros et un résultat opérationnel courant de 71,5 millions d’euros, en progression de 50,5 %. La croissance organique en France et à l’international progresse de 9%. La France représente 72% de l’activité du groupe Séché Environnement, avec une hausse du chiffre d'affaires de 9,5%. Les revenus à l'international progressent de 8,5%. Pour la croissance externe, l’acquisition du sud-africain Spill Tech, spécialiste des métiers d’urgence environnementale, contribue pour dix mois au chiffre d’affaires du groupe. Et il faut y ajouter l’usine d’incinération de Montauban (Tarn-et-Garonne).
Une croissance de 7% par an
Pour 2022, le groupe vise une hausse du chiffre d’affaires proche de 10%. Il devrait atteindre un total d'environ 800 millions d’euros. Des acquisitions seraient envisageables, peut-être dans les cessions liées à l’OPA de Veolia sur Suez. « Nous sommes des gens opportunistes, prévient Maxime Séché. Et il faut que les activités correspondent au cœur de notre métier. » Il regarde également dans les pays où le groupe est déjà présent comme l’Italie, l’Espagne et l’Afrique du Sud. Le dirigeant compte également embaucher entre 150 et 200 personnes cette année.
La présentation des résultats 2021 est surtout l’occasion de présenter la feuille de route à l’horizon 2025. « Notre objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires proche d’un milliard d’euros, avec une croissance de 7% par an, détaille Baptiste Janiaud, le directeur financier du groupe Séché Environnement. Nous nous appuyons sur les évolutions réglementaires et le développement de l’économie circulaire et des services environnementaux. En termes de rentabilité, nous souhaitons porter notre EBE [Excédent brut d'exploitation, ndlr], actuellement de 23% du chiffre d’affaires à 24 ou 25%. » Et Maxime Séché d’ajouter : « Le déchet devient une ressource essentielle, surtout dans l’optique de la relocalisation d’activités industrielles. Et ce sont des solutions vertes. »



