Alors que les parcs éoliens en mer, posés ou flottants, vont se multiplier au large des côtes françaises, les opérateurs tentent de minimiser leur influence sur l’environnement et les activités de pêche. Quatre pressions majeures exercées par les parcs éoliens aux alentours ont été identifiées : changements d’habitat, émissions sonores et électromagnétiques et collisions des oiseaux. Les opérateurs sont soumis à des obligations réglementaires et à la règle ERC (éviter, réduire, compenser).
Éviter les zones les plus sensibles
Pour ce faire, certains posent les câbles en dehors des zones dans lesquelles les habitats marins sont les plus sensibles. Durant la période d’installation des pylônes, très bruyante, d’autres encouragent les mammifères à quitter la zone à risque avant les premiers coups de marteau en mettant à l’eau des émetteurs acoustiques sous-marins («pingers»).
Une autre solution consiste à réduire le bruit avec des bulles. Ou carrément à pratiquer du 100% forage, plutôt que d’enfoncer les pieux. Pour préserver les activités de pêche aux coquillages, les câbles peuvent être ensouillés. Un judicieux découpage en zone de travaux peut maintenir ces activités durant la construction. Des études scientifiques sur l’impact des travaux sur la faune marine et les oiseaux sont aussi menées et les résultats partagés. Enfin, les opérateurs travaillent sur le démantèlement des plus anciennes installations et participent au développement de technologies de recyclage des pales en composite.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3731 - Juin 2024



