Les lignes du pôle PSA de Trémery-Metz, en Moselle, se sont arrêtées le 17 mars à 13h34. La décision a été prise le 16 mars après-midi en comité social et économique extraordinaire, en lien avec l’épidémie de coronavirus. Elle prolonge les annonces faites par le constructeur concernant la fermeture des établissements de production de véhicules en Europe.
L’exercice n’avait rien d’insurmontable sur un pôle industriel de 4 500 salariés rompu aux arrêts de production sur les périodes d’été et de Noël. L’activité des services logistique demeure toutefois maintenue jusqu’à ce jeudi 19 mars, indique un porte-parole de Trémery-Metz et ce afin "d’achever les dernières expéditions et réceptionner les poids-lourds encore en transit sur les réseaux routiers". Le pôle de Trémery-Metz maintiendra parallèlement une permanence spécifique pour le maintien de son four de traitement thermique. L’enjeu consiste à créer des conditions favorables au redémarrage à l’issue de la crise sanitaire. En effet, la production de motorisations à Trémery et de boîtes de vitesse à Metz devrait logiquement reprendre avant celles des sites dits "terminaux", dédiés à l’assemblage de véhicules.
Chantiers stratégiques en télétravail
Premier employeur privé de Moselle, le pôle de Trémery-Metz a pris ses responsabilités dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, la situation dans le Grand Est demeurant particulièrement préoccupante. "Les organisations syndicales ont poussé à l’arrêt des deux usines, dans la mesure où il ne servait à rien de remplir les stocks, alors que les concessions automobiles ont baissé le rideau", indique Philippe Pétry, délégué syndical CFDT sur le site de Metz. Un cas de contamination au coronavirus avait été identifié à Trémery-Metz et vingt-sept cas suspects identifiés, précise le représentant des salariés.
La mise en place du télétravail permet au pôle industriel lorrain de poursuivre ses chantiers stratégiques : le lancement d’une transmission électrifiée pour les véhicules thermiques et l’assemblage de motorisations électriques à grande échelle. Ces projets, actuellement au stade du bureau d’études, devraient être engagés en production à l’horizon 2022.



