Rien n'y fera. Même une pandémie qui aura provoqué ce que personne n'imaginait : des aéroports vides, des avions cloués au sol, un secteur à l'arrêt ou presque. Le rêve d'Icare continue d'être plus fort que tout, du moins chez de nombreux jeunes ingénieurs et étudiants des filières scientifiques.
Airbus mon amour
Ces derniers continuent de classer les entreprises de ce secteur parmi leurs préférés.
Depuis 2015, Airbus reste leur chouchou année après année dans le classement établi par Universum. Ce résultat doit être relativisé, comme le précise l'organisme d'études, car cette stabilité n'empêche pas de sensibles changements. En 2020, Airbus était premier avec 18,15 % des avis des jeunes français de la filière ; en 2021, cette même place n'est obtenue "qu" 'avec 15,9%.
Universum Alors que Thomas Pesquet s'envole dans l'espace, on ne peut qu'observer la très forte progression du Cnes. En six ans, ce dernier gagne 21 places, passant de la 48e en 2015 à la 27e en 2021. Si la progression est continue, le décollage est particulièrement sensible depuis 2017/2018 et se stabilise depuis.
Le premier spationaute pop
Petit rappel, c'est en novembre 2016 que l'ancien élève de Supaéro Toulouse (comme le rappelle ce reportage de France 3 Toulouse ) pas encore trentenaire décolle de BaÏkonour à bord de l'ISS pour effectuer son premier voyage spatial et deviendra pour de nombreux Français le premier spationaute pop. Longtemps les astronautes étaient des personnages austères, d'anciens militaires plus habitués au secret défense qu'à la publication sur Twitter de photos de la Terre vues du ciel. Au passage, on peut applaudir le community manager de cette mission spatiale.
Au-delà de l'exploit humain et les travaux scientifiques qui accompagnent toujours ces missions spatiales, une des réussites de Thomas Pesquet aura été de redonner un peu de glamour et de rêve au monde de la science, qui soufre d'un manque structurel de vocations. Quel autre ingénieur peut se vanter d'avoir été le héros d'un roman graphique ?
Indispensables rôles modèles
Cela rappelle l'importance des rôles modèles pour créer des vocations et que tant que cette question ne sera pas prise à bras le corps, on continuera à regretter le manque d'appétence des jeunes pour les métiers de la science. Plus on mettra en avant des scientifiques, qu'ils soient chercheurs en énergie décarbonée, virologues ou spationautes, plus on rendra ces métiers intéressants et les entreprises qui les emploient attractives.



